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Selon l’OCDE, il faut investir massivement dans les infrastructures pour répondre à la demande future

Selon l’OCDE, les fonds de pension vont sans doute jouer un rôle plus actif dans l’offre de financement, mais avant d’engager d’importants capitaux, ils auront besoin de plus de transparence et de certitude réglementaire...

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Les pouvoirs publics doivent agir dès maintenant afin que soient planifiées, réalisées et mises en service à temps les infrastructures qui seront nécessaires en 2020-2030, selon un nouveau rapport que publie l’OCDE.

Selon la publication « Les besoins d’infrastructures transcontinentales à l’horizon 2030 » le trafic aérien de passagers pourrait doubler, le transport aérien de marchandises tripler, et les volumes de conteneurs maritimes manutentionnés dans les ports quadrupler à l’échelle mondiale d’ici 2030.

Or le rapport note que la plupart des infrastructures actuelles au niveau des points d’accès et des corridors seraient incapables d’absorber ne serait-ce qu’une augmentation de 50 % de la demande.

L’OCDE évalue l’investissement requis pour faire face à la demande dans les décennies à venir à 53 000 milliards d’USD, soit l’équivalent annuel de 2.5 % du PIB mondial. Sur ce montant, plus de 11 000 milliards d’USD seront nécessaires rien que pour les ports, les aéroports et les grands axes ferroviaires. Le secteur privé devra impérativement, selon ce rapport, accroître ses investissements dans les infrastructures de transport stratégiques.

La modernisation des infrastructures essentielles renforcera la compétitivité, dynamisera les échanges et encouragera la croissance économique. De nouveaux moyens de financement sont toutefois nécessaires, du fait de l’essoufflement probable du modèle traditionnel de financement public des grands projets.

Certains pays ont déjà commencé à coupler la planification d’infrastructures stratégiques avec la création de fonds à long terme pour l’infrastructure, à l’instar du Canada, du Danemark, de la Suisse et du Royaume-Uni.

Mais d’autres pays, dont l’Australie, l’Inde et les États-Unis, devraient améliorer leurs mécanismes de financement pour assurer des ressources en rapport les besoins en matière d’infrastructures stratégiques.

Il est de plus en plus vraisemblable que le nombre des privatisations, en particulier des privatisations partielles, va continuer d’augmenter, ce qui se traduira par des gains d’efficience et une réduction des besoins de financements publics.

Les fonds de pension vont sans doute jouer un rôle plus actif dans l’offre de financement, mais avant d’engager d’importants capitaux, ils auront besoin de plus de transparence et de certitude réglementaire.

Dans le cadre de ce projet, une étude mondiale des investissements des fonds de pension a été réalisée en 2011.

Next Finance , Octobre 2014

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