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Selon State Street, la plupart des sociétés d’investissement tardent à adopter les nouvelles technologies

State Street Corporation a identifié trois éléments dont les leaders dans l’industrie des services financiers auront besoin pour s’imposer dans la nouvelle ère numérique. Ces constats sont issus d’une enquête internationale menée auprès de 2 000 investisseurs...

Les sociétés européennes identifient la culture de l’innovation comme un élément critique de la transformation numérique

State Street Corporation a identifié trois éléments dont les leaders dans l’industrie des services financiers auront besoin pour s’imposer dans la nouvelle ère numérique. Ces constats sont issus d’une enquête internationale menée auprès de 2 000 investisseurs et 500 professionnels de l’investissement, détaillée dans un nouveau rapport intitulé « Finance Reimagined : Finding Long-Term Value in a Numérique Age » [1].

State Street affirme que les leaders [2] – définis comme ceux qui utilisent les technologies numériques pour transformer leurs activités – excellent sur les « 3 i » de l’univers des données : intégration, intégrité et intelligence : Intégrer les données internes et externes, en extraire une nouvelle intelligence pour alimenter le processus décisionnel, améliorer l’agilité et le centrage sur le client et, par la suite, sauvegarder l’intégrité de ces données par les plus hauts niveaux de cybersécurité.

Malgré l’accélération de l’innovation numérique, nombre de sociétés d’investissement apparaissent comme des « retardataires du numérique » qui ont évolué lentement dans l’adoption des nouvelles technologies par rapport à leurs pairs « leaders du numérique ». L’enquête révèle aussi que :

  • 64 % des leaders appliquent de solides mesures de cybersécurité pour assurer l’intégrité des données (22 % des retardataires)
  • 63 % des leaders alignent les fonctions de front, middle et back office pour mieux servir leurs clients (30 % des retardataires)
  • 63 % des leaders exploitent pleinement les données et indicateurs d’analyse pour améliorer le processus décisionnel, contre tout juste 24 % des retardataires
  • 63 % des leaders ont identifié de nouvelles niches de croissance et de nouveaux segments contre 35 % des retardataires
  • 52 % sont centrés sur la mise en place d’une approche omni-canal intégrée contre tout juste 24 % de retardataires.

En Europe, les entreprises ont identifié les critères de succès suivants comme les plus importants dans le sens d’une transformation numérique :

  • 35 % des entreprises valorisent le maintien d’une culture favorable à l’innovation et la collaboration (Amérique du Nord : 27 %, Asie-Pacifique : 30 %)
  • 29 % des entreprises envisagent d’organiser une équipe numérique haute performance avec des champions dédiés du numérique (Amérique du Nord : 18 %, Asie-Pacifique : 27 %)
  • 34 % estiment que l’acquisition des meilleurs talents et des bonnes compétences techniques est essentielle au succès (Amérique du Nord : 33 %, Asie-Pacifique : 27 %)

Parmi les professionnels de l’investissement interrogés – banques universelles, fonds de placement collectif, sociétés de placements alternatifs et start-ups fintech – près de la moitié (49 %) déclarent que la technologie est en train de remodeler le marché. Huit sur dix (81 %) pensent que la transformation numérique est importante pour l’avenir de leur organisation.

A la lumière d’une nette prise de conscience de l’importance de la numérisation, le rapport souligne un certain nombre d’étapes à suivre par les retardataires du numérique pour accélérer leurs cheminement vers un futur numérique, y compris les suivantes :

  • la redéfinition des compétences technologiques en cherchant au-delà du secteur d’activité pour trouver les bons profils et créer des opportunités de carrière attrayantes pour des talents de haut niveau en démontrant que la numérisation et le centrage sur le client fonctionnent de pair
  • la remise en question du modèle opérationnel par l’adoption d’une approche d’innovation agile et à basculement rapide, en envisageant des partenariats avec des entreprises technologiques ou des acquisitions de start-ups qui peuvent aider les organisations à faire un pas en avant vers une culture plus inventive
  • la pérennisation de l’architecture numérique en instillant une infrastructure IT qui peut supporter des portefeuilles d’investissements et des obligations réglementaires de plus en plus complexes tout en réalisant des économies
  • l’affirmation d’une place de partenaire de confiancedans l’ère numérique en développant un large éventail de procédures qui assurent la bonne protection des données client à travers chaque processus et à tous les niveaux de l’organisation

« La transformation numérique conduit à un bouleversement sismique du secteur de l’investissement » a déclaré Lou Maiuri, vice-président exécutif, responsable des activités Global Exchange et Global Markets de State Street. « Notre priorité est d’identifier comment une innovation numérique ancrée au cœur peut générer une valeur nouvelle pour nos clients. Les « 3 i » des données permettent aux leaders financiers de développer des produits axés sur les données, ultra personnalisés, à même de séduire un ensemble plus large d’investisseurs. En augmentant la capacité des institutions à comprendre et agir face aux besoins de leurs investisseurs, les « 3 i » permettent aux leaders financiers de demain de créer des services transparents et flexibles qui accroissent la confiance dans le secteur et redéfinissent la gérance dans l’ère numérique. »

« Les nouvelles technologies numériques permettront aux entreprises de proposer une expérience d’investissement plus fluide, dynamique et interactive pour les clients » ajoute Antoine Shagoury, Chief Information Officer, State Street.

« Elles aideront en outre le secteur à fournir, à grande échelle, le niveau de personnalisation que les investisseurs exigent de plus en plus. Les sociétés qui négligent de comprendre et d’adopter des technologies émergentes, de la blockchain à l’intelligence artificielle, ne pourront pas non plus maintenir leur compétitivité dans cette nouvelle sphère de la finance, tandis que celles qui vivent et respirent la révolution numérique façonneront l’avenir du secteur. »

Next Finance , 24 février

Voir en ligne : Finance Reimagined : Finding Long-Term Value in a Numérique Age

Notes

[1] Roubini ThoughtLab a conduit un programme de recherche rigoureux de mars à juillet 2016. Parrainée par State Street, cette enquête a permis d’interroger un total de 2 000 investisseurs et 500 prestataires de services de gestion de patrimoine sur 10 grands marchés que sont les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Australie, la Chine, Hong Kong, le Mexique, le Canada, la Suisse et le Japon.

[2] Les leaders sont définis comme ceux qui se situent à un stade avancé de la transformation numérique. Lorsqu’il leur a été demandé de se comparer aux autres entreprises de leur secteur dans l’application des technologies numériques pour transformer les stratégies, les processus et les services de l’entreprise, ils ont répondu avoir « une avance modérée sur la plupart des concurrents » ou « une large avance sur la plupart des concurrents ». A l’opposé, les retardataires sont définis comme ceux qui accusent un retard dans leur transformation numérique.

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