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Smart Beta 2.0 – Prendre en compte les risques des nouveaux benchmarks « actions »

Dans une recherche publiée la semaine dernière et intitulée « Smart Beta 2.0 », l’EDHEC-Risk Institute souhaite attirer l’attention des investisseurs sur les risques des traditionnels indices « actions » dits « smart bêta » et proposer une nouvelle approche de l’investissement en smart beta pour tenir compte de ces risques.

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Cette nouvelle approche, dite « smart beta 2.0 », permet aux investisseurs de mesurer et contrôler les risques de leur benchmark et révolutionne les offres de benchmarks « actions » améliorés.

En effet, dans leur étude, Noël Amenc, Felix Goltz et Lionel Martellini montrent que les indices « smart beta 1.0 » présentent des risques systématiques et spécifiques qui ne sont ni documentés ni explicitement contrôlés par leurs promoteurs.

Cette insuffisance de l’information et de la gestion des risques questionne la robustesse des performances présentées et implique une prise de risque considérable et non-maîtrisée par les investisseurs à l’occasion de leurs choix de nouveaux benchmarks « actions ».

Pour faire face à ce constat, l’EDHEC-Risk Institute préconise de clairement expliciter le choix des facteurs de risques systématiques des benchmarks smart beta qui doivent relever d’une décision de l’investisseur et non pas du promoteur de l’indice.

Ce choix et donc ce contrôle des risques pris n’est pas incompatible avec la performance de benchmarks smart beta comme le montrent les résultats des recherches présentées dans l’étude « Smart Beta 2.0 ». Il est ainsi possible de continuer à maintenir des objectifs de performance avec des indices smart beta 2.0 sans pour autant trop exposer ces nouveaux benchmarks à un risque de taille ou de liquidité par rapport aux indices capi-pondérés.

L’étude « Smart Beta 2.0 » présente également les premiers résultats des recherches conduites par l’EDHEC-Risk Institute en matière d’identification et de mesure du risque dit « spécifique » des stratégies smart beta.

Ce risque spécifique, souvent caractérisé en risque de modèle et d’estimation de paramètres, peut être non seulement mesuré mais aussi géré. Les auteurs montrent ainsi qu’une bonne diversification du risque spécifique de différentes méthodes de pondération de smart beta diminue significativement le risque spécifique des benchmarks smart beta.

Enfin, pour faire face à un risque de sous-performance relative par rapport à des indices capi-pondérés, l’EDHEC-Risk Institute propose une méthode de contrôle de l’écart de suivi extrême (extreme tracking error) des indices smart beta par rapport à leurs équivalents capi-pondérés.

Ce contrôle de tracking error apparaît comme une bonne réponse aux souhaits de très nombreux investisseurs de substituer des stratégies smart beta à des gérant d’actifs benchmarkés pour surperformer sur le long terme les indices de marchés, tout en se garantissant contre un trop importante sous-performance à court terme quand les conditions de marches sont favorables aux indices capi-pondérés.

En conclusion de leur nouvelle approche « smart beta 2.0 », les chercheurs de l’EDHEC-Risk Institute réitèrent leur appel à une transparence intégrale tant en matière de méthode que de composition des indices. L’accroissement de l’information est indispensable pour que se crée un marché efficient des indices smart beta qui aideront les investisseurs à faire des choix clairs, notamment en termes de risques, dans le choix et la customisation de leurs nouveaux benchmarks.

Next Finance , Mars 2013

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Voir en ligne : EDHEC-Risk Institute Position Paper Smart Beta 2.0

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