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Les investisseurs institutionnels intègrent davantage le risque dans leur quête de meilleurs rendements, révèle l’étude de Natixis Global Asset Management

Parmi les stratégies privilégiées : les placements privés, les actifs peu liquides, les investissements alternatifs. Une importance croissante est accordée à la budgétisation des risques et à la diversification.

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Natixis Global Asset Management publie aujourd’hui son enquête annuelle réalisée auprès d’investisseurs institutionnels du monde entier - 500 gérants de caisses de retraite publiques et privées, de fondations, de fonds de dotation, de fonds d’assurance et de fonds souverains en Amérique du Nord, en Amérique latine, au Royaume-Uni, en Europe continentale, en Asie et au Moyen-Orient. Collectivement, ces investisseurs gèrent un encours total de 15 500 milliards de dollars.

Confrontés à un regain de volatilité, à une recrudescence des risques et à la faiblesse persistante des rendements, les investisseurs institutionnels renforcent leur exposition aux actifs plus risqués dans le but d’améliorer la performance de leurs investissements. Dans le même temps, ils redoublent d’effort pour optimiser la gestion du risque dans le but de trouver un meilleur équilibre entre leurs objectifs de croissance et leurs besoins de liquidité à long terme. Ils déclarent également avoir besoin de trouver des meilleures façons d’appréhender les risques inhérents à leurs portefeuilles.

Cette enquête révèle comment les institutionnels - considérés comme la communauté d’investisseurs la plus avisée - utilisent les risques à leur avantage. 75% des gérants institutionnels français (contre 62% au niveau mondial) pensent pouvoir gérer le risque de marché à court terme malgré le regain de volatilité, qui, selon eux, représente le principal obstacle à la performance.

Cependant, leur préoccupation majeure demeure la faiblesse des rendements. Il y a fort à parier que nous assisterons à un regain de volatilité et que les taux d’intérêt resteront faibles. C’est pourquoi peu d’investisseurs institutionnels mondiaux s’appuient sur des stratégies classiques pour atteindre leurs objectifs de performance. Ils estiment que les techniques les plus efficaces pour optimiser la gestion du risque sont : la diversification sectorielle (88%), la budgétisation des risques (83%), le recours aux investissements alternatifs (80%), et le smart beta (75%). La couverture du risque de change, qui arrive en deuxième place des stratégies d’optimisation de la gestion du risque au niveau mondial (78%), n’atteint que la cinquième place chez les institutionnels français (67%).

L’enquête révèle ainsi que la proportion d’investisseurs institutionnels mondiaux ayant recours aux stratégies alternatives est passée de 53% en 2015 à 76% actuellement. Parallèlement, 56% des investisseurs institutionnels déclarent investir davantage dans les actifs peu liquides qu’il y a trois ans.

« Certes les facteurs de risque évoluent au fil du temps, mais le défi auxquels les investisseurs institutionnels sont confrontés demeure : générer des rendements à long terme, tout en naviguant à travers les pressions de marché à court terme », explique Fabrice Chemouny, Vice-Président Exécutif et Directeur Institutionnel International de Natixis Global Asset Management. « Compte tenu du mandat qui leur est confié, éviter le risque n’est pas une option envisageable pour les investisseurs institutionnels. Ils doivent déjouer les difficultés, changer la donne et ils le font en optimisant les risques et en intégrant davantage de stratégies alternatives dans la construction de leurs portefeuilles, le tout sans perdre de vue leurs objectifs de long terme ».

La recherche de performance : un rôle plus important pour les actifs réels et les investissements dits alternatifs

70% des investisseurs estiment pouvoir atteindre leurs objectifs de rendement, mais cette confiance n’est peut-être pas aussi solide qu’elle y paraît. 50% des institutionnels s’attendent à devoir revoir à la baisse leurs prévisions de rendement au cours des douze prochains mois.
La majorité des sondés ont confiance en leur capacité à honorer leurs engagements de long terme, mais ils sont 62% à penser que la plupart de leurs confrères n’y parviendront pas. 67% des institutionnels français estiment par ailleurs qu’il faut remplacer les techniques classiques de construction et de diversification du portefeuille par de nouvelles techniques.

L’enquête révèle notamment que :

  • 67% des investisseurs institutionnels mondiaux pensent que le private equity offre un couple rendement/risque supérieur à celui des classes d’actifs traditionnelles et 55% d’entre eux estiment qu’il permet une meilleure diversification que les actions classiques.
  • 73% des sondés mondiaux pensent que la dette privée offre un couple rendement/risque supérieur à celui des obligations classiques. Ils considèrent que le secteur des infrastructures, le secteur des soins de santé et le secteur regroupant les technologies, les médias et les télécommunications sont les trois secteurs les plus prometteurs. Ils sont 44% à envisager une utilisation plus régulière des emprunts privés et 34% à étudier un recours plus fréquent aux CDO (obligations adossées à un actif).
  • Environ un tiers (34%) des investisseurs institutionnels mondiaux se disent prêts à renforcer leur exposition aux actifs réels, dont l’immobilier, le financement d’infrastructures et l’aéronautique, au cours des douze prochains mois. Pour 63% d’entre eux, le premier objectif d’un investissement dans ces actifs réels est la perspective de rendements supérieurs.
  • Près de la moitié des institutionnels français (46%, contre 56% au niveau mondial) déclarent qu’ils renforceront leur exposition aux stratégies d’investissement alternatives en 2017. 71% des gérants français pensent d’ailleurs que les stratégies alternatives ont aussi leur place dans les portefeuilles sous contrainte de passif.

Trouver le bon équilibre entre croissance, risque, liquidité et endettement

Si les investisseurs institutionnels mondiaux déclarent que les investissements alternatifs leur permettent de diversifier leurs portefeuilles et de gérer les risques, 55% d’entre eux signalent que leurs besoins en liquidité diminuent leur capacité à investir dans des stratégies alternatives. Pour 71% des sondés le rehaussement des ratios de solvabilité et de liquidité par les autorités réglementaires mondiales les a incités à privilégier le court terme et les actifs les plus liquides. Cela se révèle très problématique dès lors qu’il s’agit d’honorer des engagements qui s’étalent sur plusieurs décennies. Les répondants déclarent que leur principale source de préoccupation en matière de gestion des risques est de trouver le bon équilibre entre leurs objectifs de croissance à long terme et leurs besoins en liquidité à long terme.

Les équipes de gestion accordent une importance de plus en plus grande aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Elles estiment qu’ils permettent d’identifier les entreprises et les tendances d’investissement susceptibles de soutenir la croissance de leur portefeuille à long terme. 67% des investisseurs français (contre 59% au niveau mondial) déclarent que la prise en compte des critères ESG permet de générer de l’alpha. Ils sont aussi nombreux à déclarer que cela permet d’atténuer les risques globaux, comme les poursuites judiciaires, les dégâts environnementaux et les troubles sociaux. 62% des investisseurs institutionnels mondiaux pensent que la prise en compte des critères ESG sera une pratique courante pour tous les gérants dans les cinq prochaines années.

La gestion active offre un meilleur couple rendement/risque

Près de 80 % des investisseurs institutionnels français (contre 75% au niveau mondial) estiment que les conditions actuelles de marché sont plus favorables aux gérants actifs, soit 6% de plus qu’en 2015. Le pourcentage d’investisseurs institutionnels mondiaux envisageant de renforcer leur exposition aux stratégies passives a diminué. Alors qu’en 2015, 9% envisageaient de renforcer leur exposition aux stratégies passives au cours des trois prochaines années, ils ne sont désormais que 1% (à horizon 2019). Amenés à comparer les avantages respectifs de la gestion active et de la gestion passive, 86% des répondants mondiaux déclarent que la première permet de générer plus facilement de l’alpha. Ils sont 64% à penser que ce type de gestion offre un couple rendement/risque supérieur, 76% à penser qu’elle permet un meilleur accès aux opportunités sur les marchés émergents et 75% à estimer qu’elle facilite l’investissement ESG.

Si les investisseurs reconnaissent les bienfaits de la gestion passive pour atteindre des objectifs spécifiques, ils considèrent aussi qu’elle peut se révéler problématique pour les investisseurs particuliers qui s’appuient largement sur la gestion indicielle. Pour 75% des investisseurs institutionnels français, les investisseurs individuels n’ont pas totalement conscience des risques liés à la gestion indicielle, entrainant ainsi un faux sentiment de sécurité quant à leurs investissements.

Le défi posé par les contraintes de passif

La gestion des contraintes de passif est le premier motif de préoccupation des investisseurs institutionnels dans le monde. 70% d’entre eux mettent en œuvre des stratégies de gestion actif-passif pour calibrer les dépenses futures en fonction des ventes d’actifs et des flux de revenu et, in fine, gérer le risque de liquidation. Ces stratégies reposent pour la plupart sur des titres à revenu fixe de qualité supérieure, mais les investisseurs institutionnels utilisent désormais un éventail d’instruments plus large dans le cadre de leur gestion ALM (Asset and Liability Management).

Parmi ces stratégies figurent les stratégies de couverture (47%), les obligations indexées sur l’inflation (44%) et les obligations classiques (37%). Les investisseurs institutionnels sont toutefois en demande d’options supplémentaires. Pour 77% des investisseurs institutionnels, les investissements alternatifs ont un rôle important à jouer dans la gestion des portefeuilles sous contrainte de passif, car ils offrent une diversification précieuse et permettent de réduire les risques.

Pour 62% des répondants mondiaux, malgré ces stratégies sous contrainte de passif, la plupart des établissements ne parviendront pas à atteindre leurs objectifs de long terme. 60% des investisseurs estiment qu’il y a un manque d’innovation dans ce domaine, mais ils ne sont que 41% à être prêts à payer une prime pour des solutions innovantes.

Next Finance , 16 mars

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