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Les M&A résistent en Europe dans un contexte mondial de sous-performance

Les fusions-acquisitions résistent en Europe tandis que la volatilité du marché et les incertitudes économiques pèsent sur la performance en Amérique du Nord et en Asie. Les acquéreurs européens surperforment de 1,8 pp l’Indice MSCI World dans un contexte mondial de sous-performance.

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Selon la dernière édition de l’enquête Quarterly Deal Performance Monitor (QDPM) de Willis Towers Watson, le marché mondial des fusions-acquisitions a sous-performé l’indice [1] au deuxième trimestre 2017. Si leur performance moyenne sur une période de trois ans reste solide – surperformance de 5,6 points de pourcentage (pp) par rapport à l’indice – les acquéreurs mondiaux ont sous-performé de 3,9 pp au deuxième trimestre 2017, enregistrant leur plus mauvais résultat depuis la création de l’enquête en 2008.

L’enquête, menée en partenariat avec la Cass Business School, recense les opérations de plus de 100 millions USD qui ont été réalisées au cours du trimestre et analyse la performance boursière des acquéreurs par rapport aux indices de marché. Il en ressort que les acquéreurs européens se sont distingués au deuxième trimestre, dans un contexte par ailleurs morose, avec une surperformance de 1,8 pp par rapport à l’indice (contre une sous-performance de 4,2 pp le trimestre précédent).

Les acquéreurs nord-américains affichent une surperformance plus modeste (0,9 pp), avec 96 opérations réalisées au deuxième trimestre 2017. Les acquéreurs de la région Asie-Pacifique enregistrent pour leur part un net recul par rapport au trimestre précédent, avec une sous-performance historique de -8,4 pp. Sur une période de trois ans, ils se maintiennent toutefois en haut du classement grâce à une surperformance soutenue ces dernières années – +24,2 pp par rapport à leur indice régional – suivis par les acquéreurs européens et nord-américains, qui ont surperformé leurs indices régionaux sur la même période de 5,4 et 1,2 pp respectivement. Maud Mercier, Directrice de l’activité Global solutions and services chez Willis Towers Watson France, commente : « Les acteurs européens du marché des fusions-acquisitions ont résisté à la tendance mondiale, grâce à une conjoncture économique et boursière qui semble plus favorable. La dégradation marquée des performances dans les autres régions, notamment en Asie, reflète la réaction du marché au durcissement de la réglementation par les gouvernements, qu’il s’agisse du contrôle renforcé des sorties de capitaux en Chine ou des mesures de sécurité nationale adoptées aux États-Unis. Il convient toutefois de noter que malgré cette baisse trimestrielle, les acquéreurs, sur le long terme, continuent de surperformer nettement les indices de marché, maintenant un rendement élevé sur les opérations finalisées ».

Le début du premier semestre a été poussif en ce qui concerne le nombre d’opérations finalisées. Dans ce contexte, les sociétés à l’origine des 183 acquisitions réalisées jusqu’à présent au deuxième trimestre 2017 [2] ont sous-performé le marché pour presque tous les types d’opérations. Le nombre de « méga-transactions » (d’un montant supérieur à 10 milliards USD) a également fortement baissé, avec seulement deux transactions.

« Après un cycle politique et une conjoncture imprévisibles sur le front des fusions-acquisitions, qui ont entraîné un regain d’activité au dernier trimestre 2016, on ne s’étonnera pas que le volume des transactions se soit récemment stabilisé », ajoute Maud Mercier. « Les acteurs du marché portent toutefois un regard plus optimiste sur les perspectives du deuxième semestre, et pour cause : à l’abondance des capitaux disponibles et au niveau historiquement bas des taux s’ajoute une administration américaine largement perçue comme favorable aux fusions-acquisitions. ».

Next Finance , 24 juillet

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Notes

[1] L’indice MSCI World est utilisé par défaut, sauf indication contraire.

[2] L’enquête QDPM pour le deuxième trimestre 2017 recense les opérations réalisées entre le 1er avril et le 13 juin 2017. Nous pensons que le nombre d’opérations – 183 à ce jour – devrait augmenter d’environ 15 à 20 % d’ici la fin du trimestre.

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