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Nous maintenons notre préférence aux marchés de la zone euro et notamment à la France

Fabrice Masson, Directeur de la Gestion Actions et Convertibles, BFT Investment Managers, maintient sa préférence aux marchés de la zone euro et notamment à la France qui pourrait bénéficier de mesures favorables de relance une fois levées les incertitudes liées aux élections présidentielles...

Sur le premier trimestre 2017, les marchés d’actions européens ont poursuivi leur tendance haussière initiée au début du second trimestre 2016 pour clôturer en progression de plus de 6% et se rapprocher des niveaux de mi-2015. Malgré des échéances politiques incertaines, un timing de hausse de taux imprécis, les investisseurs ont préféré retenir les données économiques positives ainsi que les résultats encourageants publiés par les sociétés. Les opérations de fusion-acquisition ont, elles aussi, soutenu les indices.

Les performances sectorielles ont été très contrastées avec une forte dispersion (15% d’écart) entre la technologie et l’énergie. Le secteur de la consommation a profité, par ailleurs, de la bonne tenue des valeurs du luxe.

Au niveau des pays, on constate une surperformance des pays dits « risqués » tels l’Espagne au détriment des pays plus défensifs comme le Royaume-Uni.

Les révisions de bénéfices marquent une inflexion positive en Europe depuis six mois. L’inversement de la tendance a d’abord eu lieu sur le marché anglais avant de se propager aux autres marchés européens ce qui constitue un soutien pour les marchés actions. Le consensus prévoit une hausse des résultats de 14.2% en 2017 pour l’ensemble du marché européen (contre une prévision de +13.6% en début d’année) et une poursuite de cette tendance en 2018 avec une anticipation de hausse de 9.9%

Les mutations démographiques et leurs impacts sur la consommation

Dans le cadre de notre processus d’investissement, nous analysons les « grandes tendances » au sein de l’environnement, de la technologie et de la démographie au niveau mondial. En effet, nous cherchons en permanence à identifier les entreprises qui sont exposées aux tendances que nous jugeons porteuses sur le moyen terme : les évolutions démographiques tel le vieillissement de la population peuvent avoir des impacts forts.

Les projections de la Commission européenne prévoient que le nombre de personnes de plus de 80 ans en Europe passe de 26 millions en 2014 à plus de 60 millions en 2080.

Les besoins de résidences pour personnes âgées vont donc se renforcer justifiant ainsi nos investissements dans Orpea ou dans Korian.

Le secteur de la santé va lui aussi profiter du vieillissement de la population et notamment les entreprises possédant une exposition aux anticancéreux. Ainsi, Roche, le leader mondial sur ce segment est particulièrement bien positionné tout comme Ipsen qui profite du développement de son produit phare Somatuline (traitement contre les cancers neuroendocriniens).

L’impact de ces « grandes tendances » sur la profitabilité des entreprises est déterminant. Il est essentiel de bien les identifier en amont et d’en analyser les conséquences le plus précisément possible pour nos investissements.

Allocation sectorielle et géographique

Dans la perspective de la poursuite de hausse des taux liée à la remontée de l’inflation et à l’amélioration de l’économie mondiale, nous avons renforcé notre biais aux secteurs cycliques (industrie et biens de consommation) et financiers (assurances) au détriment des secteurs plus défensifs (distribution, télécommunications et immobilier).

Nous maintenons notre préférence aux marchés de la zone euro et notamment à la France qui pourrait bénéficier de mesures favorables de relance une fois levées les incertitudes liées aux élections présidentielles. Au niveau de la zone euro, nous avons renforcé nos positions sur l’Allemagne et les Pays-Bas qui devraient profiter de l’amélioration conjoncturelle en cours et de la bonne dynamique sur les résultats d’entreprises.

Fabrice Masson , 30 mai

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