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Du côté de notre gestion

Contrairement à l’adage saisonnier : "sell in May and go away", nous ne vendons presque rien — notre côté « En mai, fais ce qu’il te plaît. ». Notre perspective est donc tout autre, car à court-terme nos indicateurs sont toujours bien orientés...

Contrairement à l’adage saisonnier : "sell in May and go away", nous ne vendons presque rien — notre côté « En mai, fais ce qu’il te plaît. ». Notre perspective est donc tout autre, car à court-terme nos indicateurs sont toujours bien orientés. Ils présagent encore de conditions favorables pour laisser les portefeuilles fortement exposés sur les actifs de performance, que sont les actions ou les obligations risquées.

Les données économiques confirment la reprise dans les régions émergentes, la bonne tenue du Japon et l’accélération en zone Euro. Les États-Unis, quant à eux, restent en retrait, car ils atteignent leur pic d’activité, ce qui engendre à la fois de l’inflation et un tassement de l’activité à des niveaux élevés. Notre scénario d’une convergence de l’activité entre les zones économiques se concrétise, et pris au global, le cycle économique entre désormais en pic d’activité. Une fois de plus, l’événementiel électoral aura eu peu de prise sur le cycle économique qui reprend ses droits. Les élections françaises — aussi spectaculaires soient elles — ne changeront pas la marche du monde. Pour les marchés, les prochains signes à surveiller portent sur l’inflation en zone Euro et le moral des industriels aux États-Unis. Les banques centrales des deux plus grandes zones monétaires sont à l’affût, elles pourraient inverser leur discours de part et d’autres de l’Atlantique — les européens viendraient alors au chevet de leurs industriels pendant que les américains surveilleraient l’inflation de près.

Les tendances de marché sont très positives pour les actions, qui sont en hausse depuis 3, 6 et 12 mois dans toutes les régions. Toutefois, au lendemain du premier tour des présidentielles françaises, ce sont les actions européennes qui se démarquent. Les obligations se sont stabilisées aux États-Unis et en Europe. L’énergie a quant à elle, du mal à garder sa tendance, ses soubresauts présagent de risques qui neutralise son attractivité naturelle dans cette phase du cycle.

Au total, nous persistons à maintenir un biais favorable aux actions européennes et émergentes dans les profils de gestion, avec une modeste prise de profits sur les actions américaines et japonaises — dont nous avons donc diminué le poids dans le portefeuille.

Nous avons substitué notre biais sectoriel européen au profit d’une exposition aux petites capitalisations de la zone Euro.

Pour le reste, nous permutons notre exposition sur l’énergie vers les obligations de pays émergents et l’or. Enfin, nous avons réduit nos expositions en devises étrangères, à partir d’ETF couverts en devises (“hedgés”) car à force de rattraper le cycle américain, la zone Euro pourrait voir sa monnaie s’apprécier.

Mourtaza Asad-Syed , 12 mai

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