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Vafa Ahmadi : « Le vieillissement est une tendance d’avenir ! »

Selon Vafa Ahmadi, Responsable de la Gestion Actions Thématiques de CPR AM, cette thématique est pérenne, non cyclique et répond à une approche « buy and hold » d’un investisseur à long terme...

Pourquoi avoir lancé le fonds, CPR Silver Age, sur la thématique du vieillissement ?

Le cahier des charges donné pour la création d’un fonds thématique a été très clair : une thématique pérenne et non cyclique répondant au mieux à une approche « buy and hold » d’un investisseur à long terme lui évitant les arbitrages nécessaires dûs au « market timing » ou à la nature cyclique de la thématique. Après avoir balayé un grand nombre de thèmes, le seul capable d’y répondre a été celui du vieillissement.

Est-ce que le phénomène du vieillissement n’est pas un phénomène médiatique ? Est-ce que ceci est véritablement une tendance de fond ?

Le vieillissement est incontestablement une tendance de fond et pas uniquement dans les sociétés occidentales ; le Japon et même la Chine sont confrontés à ce phénomène. Il est néanmoins vrai que ce dernier revêt une acuité particulière en Europe. En effet la part qu’occupent les seniors (personnes de plus de 65 ans), croît de plus en plus vite au sein de la population européenne. C’est une tendance démographique lourde.

Cette tendance démographique représente- t-elle un intérêt sur le plan financier pour un investisseur ?

Absolument et à plusieurs titres. Cette tendance engendre soit de nouveaux besoins qui jusqu’ici n’ont pas été pris en charge de manière satisfaisante soit influence de par sa masse croissante, un certain nombre de secteurs d’activités. En ce qui concerne les besoins nouveaux, je pense à la prise en charge médicalisée du quatrième âge avec une offre de lits et des services à domicile encore insuffisants et pour les secteurs exposés, je pense à la gestion d’actifs par exemple car les personnes âgées souhaitant de moins en moins dépendre financièrement de leurs proches, épargnent davantage. Ce sont les investissements à venir et la dynamique d’un certain nombre de secteurs que nous proposons de mettre à profit au sein de ce fonds.

Pourriez-vous être plus spécifique sur ces secteurs d’activités que vous considérez comme les bénéficiaires de cette thématique ?

Pour répondre à votre question, il convient d’opérer une distinction au sein de la population dite “senior”.

Nous avons repéré deux univers de population aux besoins différents :
- les plus de 65 ans qui sont en pleine forme, ont du temps et une certaine autonomie financière,
- les plus de 80 ans qui ont recours à une prise en charge médicalisée, à davantage de produits pharmaceutiques et globalement à tout ce qui a trait à la santé.

Nous avons ainsi identifié 7 secteurs d’activités que nous considérons à des degrés divers, comme sensibles à cette thématique : gestion d’actifs, dépendance, pharmacie, équipements pharmaceutiques (prothèses, produits de laboratoires), mode de vie (loisirs, voyages, bricolage), produits de soin, sécurité. C’est autour de ces secteurs, qui, au niveau européen, comportent quelque 170 valeurs, que nous avons défini notre univers d’investissement.

Votre univers fait l’impasse, par définition, sur des secteurs entiers de la cote tels que l’énergie, l’automobile, les industriels etc. Comment se situe-t-il en termes de croissance à long terme comparé au marché ?

Vous avez raison de souligner que le fonds comporte une distorsion sectorielle forte par rapport au marché, qui tient à la nature même d’un fonds thématique. Néanmoins afin de valider ce qui n’était qu’une intuition au départ, nous avons réalisé des back-tests afin de voir les caractéristiques financières à long terme de l’univers par rapport au marché.

Ceux-ci ont démontré que sur les dix dernières années, cet univers a en moyenne un taux de croissance de chiffre d’affaires et de résultats supérieurs à un indice de marché tel que DJ Stoxx 600.

Donc ce fonds n’est pas un fonds à forte dominante de valeurs pharmaceutiques tel que l’on aurait pu l’imaginer ?

Loin de là, ce secteur à ce jour ne représente que 15% du fonds.

Comment procédez-vous alors à l’allocation sectorielle ? Y en a-t-il une ou le fonds est la résultante d’un process de choix de valeurs ?

Il y a une allocation sectorielle ou stratégique si vous voulez. Nous avons voulu éviter que le fonds ne soit la résultante d’un choix de valeurs sans une vision d’ensemble en amont. Ainsi les secteurs sont pondérés en fonction de leur taux de croissance observé les trois dernières années et attendu pour les deux prochaines années. L’aspect prospectif compte évidemment davantage dans notre décision d’allocation. Une fois les allocations sectorielles établies, nous procédons au choix de valeurs dans chacun des secteurs afin d’aboutir à un portefeuille de conviction, reflété au travers d’une soixantaine de lignes. Le portefeuille d’actions européennes ainsi constitué, comporte en termes de capitalisation un biais mid cap et en termes de style, un biais croissance.

Next Finance , Avril 2010

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