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Une nouvelle étude révèle les tendances en matière d’allocation d’actifs des fonds souverains, et souligne l’attention portée aux marchés privés

Deux livres blancs dévoilent les tendances des stratégies d’investissement des fonds souverains à court et à long terme, ainsi que leurs orientations particulières en matière d’investissement sur les marchés privés.

Deux nouveaux livres blancs ont été publiés aujourd’hui par State Street et le Forum international des fonds souverains (IFSWF), qui révèlent les transformations de l’allocation d’actifs des fonds souverains au cours des trois à cinq dernières années. Ces changements comprennent une forte augmentation des allocations sur les marchés privés (private equity, immobilier et infrastructures) et sur les marchés émergents, ainsi qu’une réduction de leur exposition aux investissements sur les valeurs cotées et dans les pays développés. L’étude a également examiné ce qui incite les fonds souverains à s’engager sur les marchés privés, les approches qu’ils ont dû mettre au point pour réussir, et les leçons qu’ils en ont tirées.

En début d’année, le Forum international des fonds souverains (IFSWF) a choisi State Street comme l’un de ses deux partenaires officiels de recherche pour son comité dédié aux pratiques d’investissement (Investment Practice Committee), qui dispose d’un programme de recherche permanent.

Le premier livre blanc résultant de ce partenariat, publié sous le titre Asset Allocation for the Short and Long Term [L’allocation d’actifs sur le court et long terme] a pour objet d’examiner comment les fonds souverains évoluent sur les marchés financiers post-crise. Il inclut les résultats d’une enquête menée auprès de huit membres d’IFSWF, représentatifs d’une vaste gamme de fonds souverains.

« Comme la plupart des investisseurs dans la conjoncture économique actuelle, les fonds souverains tentent de concilier la théorie financière classique et les complexités que présentent les conditions réelles du monde d’aujourd’hui » commente Will Kinlaw, Senior Managing Director, responsable mondial de State Street Associates, un groupe d’études de State Street. « Ils reconnaissent que, dans de nombreux cas, leurs objectifs de long terme constituent un avantage. Ils recherchent des investissements offrant des perspectives intéressantes dans la durée du point de vue de la performance, du profil de risque et de la diversification. Ce qui semble séduisant sur la base de rendements mensuels peut s’avérer beaucoup moins attrayant quand on mesure l’horizon d’investissement sur plusieurs années. »

Voici les principaux résultats de l’étude :

  • aucun des fonds souverains interrogés n’a augmenté son allocation en obligations souveraines étrangères et la moitié d’entre eux ont réduit leur exposition à ces titres ;
  • la moitié des fonds ont accru leur exposition aux marchés émergents et aucun d’entre eux n’a réduit son exposition à ces pays ;
  • dans l’ensemble, ces fonds souverains ont considérablement développé leurs portefeuilles d’investissements alternatifs, non cotés et privés. Au moins 30 % du groupe sondé y a investi davantage, et aucun des répondants n’y a réduit son exposition.

« L’un des résultats les plus marquants de cette étude est l’intérêt croissant pour les marchés privés » ajoute M. Kinlaw. « Malgré l’attrait de ces placements, les fonds souverains sont conscients des risques potentiels, dont le manque de liquidité en tout premier lieu. Toutefois, nombre d’entre eux ont investi beaucoup de temps et de ressources dans l’évaluation de ces marchés et ils y ont clairement identifié des opportunités intéressantes. »

Dix membres d’IFSWF ont contribué au second livre blanc, intitulé Comparison of Members’ Experiences Investing in Public versus Private Markets [Investir sur les marchés boursiers ou les marchés privés : comparaison des expériences des membres] qui examine l’approche d’investissement adoptée par les fonds souverains sur les marchés privés.

En voici les principaux résultats :

  • les fonds souverains choisissent souvent d’investir sur les marchés privés car ils pensent pouvoir ainsi bénéficier de la prime d’illiquidité que présentent ces actifs en raison de leurs engagements de long terme. Ils estiment également que les marchés privés sont moins efficients, et par conséquent, présentent davantage d’opportunités de rendement ;
  • les fonds souverains ont eu du succès sur les marchés privés, mais beaucoup d’entre eux font état de débats internes continus quant à l’adéquation de la prime de rendement aux risques supplémentaires encourus dans leur portefeuille ;
  • les fonds souverains évoquent un nombre de facteurs variés expliquant leur réussite sur les marchés privés, notamment la promotion d’une culture favorisant l’investissement à long terme, le recrutement et la rétention d’un personnel qualifié, le partenariat avec d’autres fonds souverains, l’affectation d’équipes multidisciplinaires chargées de la due diligence et une évolution progressive pour rester en phase avec le développement des capacités internes ;
  • parmi les fonds souverains interrogés pour ce dossier, 50 % ont affirmé avoir dû effectuer des changements dans leur processus de gouvernance pour faire face au défi de la rapidité de prise de décision sur les marchés privés.

« La conjoncture de marché a énormément évolué ces dernières années et les fonds souverains sont confrontés à une gamme toujours plus étendue d’opportunités d’investissement, que ce soit sur les marchés boursiers ou sur les marchés privés » déclare Roberto Marsella de CDP Equity (une société du groupe Cassa Depositi e Prestiti en Italie), qui préside le comité des pratiques d’investissement de l’IFSWF. « Pour y faire face, nombre d’entre eux reconsidèrent actuellement leurs méthodes de construction des portefeuilles, pour mieux en mesurer et gérer le risque. Le contexte de faibles taux d’intérêts présente de nouveaux défis et exige une réévaluation des méthodologies d’investissement et des compétences professionnelles ».

Next Finance , 3 janvier

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