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Une impulsion chinoise pour soutenir le sentiment de marché, mais pas encore de croissance en vue

La Banque populaire de Chine (PBoC) a réduit hier à la fois le taux d’intérêt de référence et le taux de réserves obligatoires. Ces mesures de relance devraient soutenir le sentiment de marché, mais nous ne prévoyons néanmoins pas une Chine renaissante en conséquence.

La Banque populaire de Chine (PBoC) a réduit hier à la fois le taux d’intérêt de référence et le taux de réserves obligatoires. Ces mesures de relance devraient soutenir le sentiment de marché, mais nous ne prévoyons néanmoins pas une Chine renaissante en conséquence.

Les baisses de 25 et 50 points de base, respectivement, interviennent après des journées désastreuses sur les marchés actions, mais nous ne croyons pas que la Banque Populaire de Chine veuille relancer cette bulle en particulier. Toutefois, l’ampleur de la crise sur le marché boursier est susceptible d’avoir un impact négatif sur le sentiment du marché, en particulier compte tenu d’un environnement économique faible (nous avons pu observer un indice PMI des directeurs d’achats beaucoup plus tiède que prévu la semaine dernière).

En outre, le changement de la politique de taux de change a entrainé une dévaluation du renminbi et des sorties de capitaux. Ces dernières ont également réduits la liquidité et conduits à un resserrement des conditions monétaires. En abaissant le taux de réserves obligatoires, en parallèle des opérations de marché récentes, cette liquidité est rétablie et le crédit soutenu. Les baisses de taux d’intérêt, quant à elles, devraient permettre de réduire les coûts d’emprunt pour les emprunteurs existants, notamment les ménages et les entreprises publiques.

Ce stimulus conduira-t-il à un rebond de la croissance ? Nous en doutons. Comme mentionné, la baisse du taux de réserve obligatoire sera simplement susceptible de restaurer la liquidité perdue.

La baisse des taux, tout en étant utile, n’est probablement qu’une mesure préventive, plutôt qu’un encouragement de l’investissement dans une économie en proie à la déflation, la surcapacité et dont le niveau d’endettement est élevé. En outre, les baisses de taux précédentes ont peu fait pour réduire les coûts d’emprunt des nouveaux emprunteurs, les marges des banques ayant été réduites par des effets asymétriques sur les taux des dépôts par rapport aux taux de prêt.

Cette asymétrie a été assouplie grâce à une plus grande libéralisation du taux de dépôt, mais les banques peuvent encore chercher à restaurer une partie de leurs marges perdues, en particulier compte tenu de leur participation obligatoire au mécanisme d’échange de dette du gouvernement.

En conclusion, les mesures de relance devraient soutenir le sentiment de marché, mais nous n’envisageons pourtant pas une Chine renaissante.

Craig Botham , Août 2015

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