AVIVA Advertisement AVIVA
›  Stories 

Stephen Schwarzman, l’homme qui valait 5 milliards

PDG et co-fondateur du fameux fonds de private Equity Blackstone, Stephen Schwarzman a gagné en 2007 la coquette somme de...5 milliards de dollars !

En 2007, Stephen Schwarzman, PDG de Blackstone, a reçu 350 000 dollars en salaire et 350 millions de dollars cash en primes. En tant qu’associé il a perçu (pour la période allant du 1er janvier 2007 au 21 juin 2007) 309 millions liés à la performance du fond. L’introduction en bourse de Blackstone ayant eu lieu le 21 juin, il a perçu 40 millions de dollars suite à la clôture des comptes aux quels s’ajoutent 4,77 milliards de dollars d’actions représentant son pourcentage dans la société (Au lendemain de l’introduction en bourse, ces actions valaient 8,8 milliards de dollars !).

Créé en 1985 avec 400 000 dollars, Blackstone a pour autres co-fondateurs Peter Peterson (qui a été secrétaire d’Etat au commerce sous Nixon et ex-PDG de Lehman Brothers) et Hamilton James, actuel numéro 2 de Blackstone. Schwarzman et ses associés gèrent un empire mondial qui compte plus de 100 milliards de dollars d’actifs parmi lesquels les hôtels Hilton ou les boissons Orangina pour ne citer que quelques uns des plus connus.

La rémunération à 10 chiffres de Stephen Schwarzman a fait de lui le dirigeant le mieux payé de Wall-Street, loin devant les PDG des banques d’affaires (même si évidemment, il ne recevra pas tous les ans plusieurs milliards de dollars d’actions). Lloyd Blankfein, le PDG de Goldman Sachs n’a par exemple gagné « que » 68 millions de dollars en 2007, une infime partie du Jackpot touché par Schwarzman. Si ce dernier, camarade de George Bush à Yale, n’est pas le seul à gagner des sommes colossales, les autres financiers évoluant dans les mêmes sphères sont plus « modestes ».

En dehors des patrons de Hedge Funds, peu de financiers peuvent prétendre à des rémunérations à 10 chiffres. En 2007, seuls John Paulson et Paolo Pelligrini de Paulson&Co, Philip Falcone de Harbinger Capital, Jim Simons de Renaissance Technologies, Ken Griffin de Citadel Investment Group et Steve Cohen de SAC Capital Advisors ont dépassé la barre du milliard de dollars de rémunération !

En février 2007, Schwarzman a donné une méga fête à l’occasion de ses 60 ans. Selon les journaux new yorkais, la fête aurait coûté 3 millions de dollars. Des stars comme Rod Stewart ou la chanteuse Patti Labelle ont poussé la chansonnette tandis qu’au nombre des invités figuraient des personnalités comme Donald Trump, la présentatrice vedette Barbara Walters, Stanley O’neal ex PDG de Merrill Lynch, Llyod Blankfein patron de Goldman Sachs, Jimmy Cayne patron de Bear Stearns et Jamie Dimon PDG de JP Morgan Chase mais aussi des hommes politiques comme George Pataki (ex-gouverneur de New York) et des boss de Hedge Funds (Bruce Wasserstein, Leon Black...etc).

Seul Henry Kravis patron du fonds KKR et concurrent historique de Blackstone a décliné l’invitation. Un large portrait de l’hôte de la soirée surplombait la salle. Schwarzman réside dans un triplex de 35 pièces à Park Avenue, qui a autrefois appartenu à John D Rockefeller Jr, fils du milliardaire pionner de l’industrie pétrolière et possède plusieurs propriétés, dont une à Saint-Tropez où il vient souvent passer ses vacances au mois de juillet.

Courant mars, Stephen Schwarzman a encore fait parler de lui en faisant un don de 100 millions de dollars à la bibliothèque nationale de la ville de New York, soit le plus gros don jamais effectué pour une institution culturelle de la ville de New York. Paul LeClerc, président de la bibliothèque de la ville, a décrit le don comme « défiant l’imagination ». Le bâtiment principal de la bibliothèque portera désormais le nom de Schwarzman, nom qui devrait également apparaître sur cinq autres emplacements (les colonnes et l’entrée), ce qui selon l’un de ses représentants l’a « ravi ».

Reste que les actionnaires de Blackstone font grise mine : le fonds a annoncé une baisse de son profit au dernier trimestre 2007 de 89%. La valeur de l’action Blackstone a diminué de moitié depuis l’introduction en bourse de l’été 2007.

Les mauvaises langues suggèrent que les meilleures années du fonds sont derrière elle, et que la mise en bourse d’une telle structure n’a servi qu’à matérialiser l’enrichissement des fondateurs de Blackstone...

Paul Monthe , Mai 2008

Partager
Envoyer par courriel Email
Viadeo Viadeo

  • Stephen Schwarzman, l’homme qui valait 5 milliards 5 mai 2008  13:01, par Frederic [Sales]
    <p>Les gars de Blackstone ont bien compris et anticipé le retournement du marché pour coter leur boite au plus haut&nbsp;! Une devise sur les marchés&nbsp;: "take the money and run..."</p>

    Répondre à ce message

  • Stephen Schwarzman, l’homme qui valait 5 milliards 7 mai 2008  11:32, par Maud [Audit]
    <p>Combien d’emplois délocalisés ou mis sur le carreau grâce réduction de coûts pour faire monter arbitrairement la valeur des boîtes achetées&nbsp;?</p>

    Répondre à ce message

  • Stephen Schwarzman, l’homme qui valait 5 milliards 14 mai 2008  10:37, par Mel [Middle-Office]
    <p>L’homme est un loup pour l’homme, il n’y a de place que pour les vainqeurs&nbsp;: C’est la dure réalité, en finance comme dans la vie de tous les jours</p>

    Répondre à ce message

  • Stephen Schwarzman, l’homme qui valait 5 milliards 23 mai 2008  12:00, par francois leca [Analyste Structured Finance]
    <p>sinon, un revenu minimum de chacun des povres de la planete.. tous ces milliards ne servent vraiment pas a grand chose.. d accord avoir 5 ou 10 millions ca va, tu t achetes une caisse a 500 000 ca va..mais sinon 500millions qu est ce t en a a branler sans rire..&nbsp;??? faire travailler 200 mexicains le dimanche.. pour ta baraque de 4000 metres carres ou t es tout seul de toutes facons..bref..</p> <p>ou toute seule..bref..</p> <p>200 baraques sur tous les etats unis et reduit.. a tout seul(e)</p> <p>1 805 882 11 82 une pov gonzesse dans ce cas</p>

    Répondre à ce message

  • Stephen Schwarzman, l’homme qui valait 5 milliards 14 juillet 2008  21:18, par jean-claude saurat fourny
    <p>C’est participer à l’avilissement, de rendre publics des commentaires exprimés avec des mots grossiers, or notre monde a besoin de qualité, énormément, car la société évoluée la nécessite, de toute évidence proportionnellement à ses opportunités. Je suis confondu de voir les autorités ne pas le souligner et faire souligner. Presque tous se plaisent à décorer, rendre agréable, sont fiers de montrer leur habitat, or c’est seulement matériel, et c’est, dans le fond, mépriser autrui de lui salir la vie, l’espit, l’affectivité à l’habituer aux malembouchés. Sinon, nous ignorons la situation réelle au moment des faits, et il convient de relativiser l’intérêt d’avoir tant d’argent. Pensons aussi à Bill Gates.</p>

    Répondre à ce message

  • Stephen Schwarzman, l’homme qui valait 5 milliards 22 octobre 2008  15:40, par scardanapal [Sales]
    <p>Blackstone a-t-il vraiment tiré son épingle du jeu&nbsp;? Je n’en suis pas sûr. Par contre, je ne pense pas que ce site soit l’endroit approprié pour les commentaires du style" tous pourris, à quoi sert tout cet argent&nbsp;?". L’argent des uns n’est une offense pour personne, ça fait des années qu’on le répète&nbsp;! L’argent n’est pas un gâteau qu’on se paratage.</p>

    Répondre à ce message

  • Stephen Schwarzman, l’homme qui valait 5 milliards 9 mai 2010  15:02, par Boris [Private Banking]
    <p>Moi je veut bien un peu de ses sous... Pour un transfert sur mes comptes merci de me contacter</p>

    Répondre à ce message

Focus

Stories Lazard : Une incroyable saga familiale

Retour sur la fondation du mythe Lazard, l’une des banques historiques françaises les plus puissantes, qui aura remodelé le paysage mondial des affaires pendant près d’un siècle.

© Next Finance 2006 - 2017 - Tous droits réservés