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La décélération de la croissance devrait se poursuivre en 2012 dans la zone euro

Selon ING Investment Management, la combinaison de l’austérité budgétaire, de la crise persistante de la dette et du repli de la demande extérieure devrait entraîner une décélaration de la croissance du PIB de la zone euro, la ramenant de 1,7 à 1,0%.

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Selon Valentijn van Nieuwenhuijzen, Directeur de la Stratégie chez ING Investment Management, “l’économie mondiale prise dans son ensemble est à nouveau en train de ralentir. Ceci est surtout évident dans les économies développées caractérisées par un processus de désendettement des ménages et du secteur financier. Néanmoins, les pays du coeur de l’Europe ainsi que les marchés émergents sont également touchés via un repli de la demande extérieure. Ceci est essentiellement imputable à deux facteurs.

Premièrement, la flambée des prix pétroliers et le désastre japonais ont davantage affecté la croissance de la demande intérieure des marchés développés que ce qui était anticipé au départ.”

“Deuxièmement, les craintes relatives à la capacité des autorités des deux côtés de l’Atlantique à faire face aux défis auxquels elles sont confrontées se sont accrues. Aux États-Unis, la politique budgétaire devrait ainsi être resserrée à court terme sans qu’une solution ait été trouvée pour les problèmes budgétaires à long terme, tandis qu’en Europe, le risque systémique a augmenté.”

Valentijn van Nieuwenhuijzen souligne que l’aversion au risque a fortement augmenté ces derniers temps et que ceci est susceptible d’enclencher un cercle vicieux alimenté par les conditions financières et la confiance, d’une part, et la croissance, d’autre part. Selon ING Investment Management, les autorités monétaires en sont à nouveau responsables.

Valentijn van Nieuwenhuijzen continue : “La Fed a fait savoir qu’elle avait l’intention de laisser les taux aux alentours de zéro jusqu’à la mi-2013, tout en adoptant un biais à l’assouplissement, un troisième cycle d’assouplissement quantitatif devenant désormais une possibilité bien réelle. Entre-temps, la BCE a prolongé ses adjudications de liquidités sans limite d’octroi et on ne prévoit plus de relèvement des taux cette année. Alors que ceci devrait être bénéfique, il faut garder à l’esprit que l’efficacité de la politique monétaire est toujours amoindrie.” En ce qui concerne le reste du monde, ING IM prévoit une légère croissance du PIB réel pour tous les marchés développés en 2012.

La région la plus performante devrait être le Japon, qui devrait enregistrer un rebond après les catastrophes naturelles de 2011 et afficher une croissance de 2,2% contre -0,3% en 2011. En dépit du déclassement du rating des États-Unis par S&P durant l’été, le pays devrait voir la croissance de son PIB réel passer de 1,6% en 2011 à 1,9% en 2012. Et même le Royaume-Uni, qui mène actuellement une politique d’austérité, devrait enregistrer une modeste amélioration, sa croissance passant de 1,0% en 2011 à 1,5% en 2012.

Selon Valentijn van Nieuwenhuijzen, “notre scénario central prévoit actuellement une croissance positive, mais inférieure au potentiel dans le monde développé au cours des six prochains trimestres et une probabilité de retour en récession de 30-40%. Il y a trois raisons justifiant le maintien de ce scénario. Tout d’abord, les données les plus récentes témoignent d’une certaine amélioration, ce qui suggère que l’impact négatif des prix pétroliers et du séisme au Japon s’atténue. Ensuite, l’emploi ainsi que les dépenses en biens d’équipement et en biens de consommation durables demeurent largement en dessous de leurs niveaux antérieurs à la récession. Ceci implique que leur potentiel de baisse soit bien plus limité qu’en 2008. Enfin, les autorités pourraient finalement trouver une solution définitive aux problèmes auxquels elles sont confrontées. “

“L’expérience suggère en effet qu’elles le feront lorsqu’un certain seuil de tolérance à la douleur sera atteint. Nous ignorons toutefois si nous sommes proches de ce seuil on non.”

Les marchés émergents devraient, pour leur part, continuer à faire mieux que les marchés développés : la croissance du PIB du monde émergent devrait s’établir à 6,1% en 2012, contre une moyenne mondiale de 3,6% et une moyenne du monde développé de 1,6%. Valentijn van Nieuwenhuijzen prévoit également que la Chine, la force motrice de l’Orient, affichera une croissance de 8,5% en 2012. Bien que ceci représente un repli par rapport au chiffre de 9,2% en 2011, cette performance reste supérieure au résultat des autres marchés, tant développés qu’émergents.

En termes d’inflation, les marchés émergents devancent également le monde développé, avec un taux attendu de 4,6% en 2012 contre 1,7% pour l’ensemble des marchés développés. Sur le plan individuel, le Royaume-Uni devrait voir son inflation atteindre 2,5% en 2012 et sera suivi par les États-Unis avec un chiffre de 2,0% et par la zone euro avec 1,9%. Le Japon devrait, quant à lui, voir son inflation quasiment stagner, avec un taux attendu de 0.1%.

Next Finance , Septembre 2011

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