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Quelles solutions pour le secteur de l’assurance face à l’environnement de taux bas en Europe ?

L’EDHEC Business School analyse d’une part, les conséquences macroéconomiques du Quantitative Easing (QE), d’autre part, en quoi la situation de taux d’intérêt bas constitue pour le secteur de l’assurance un véritable défi et détermine quelles sont les solutions pour s’adapter à ce contexte.

Dans le dernier position paper intitulé « Quelles solutions pour le secteur de l’assurance face à l’environnement de taux bas en Europe ? », les pôles de recherche en Economie et Analyse Financière et Comptabilité de l’EDHEC Business School analysent d’une part, les conséquences macroéconomiques du Quantitative Easing (QE), d’autre part, en quoi la situation de taux d’intérêt bas constitue pour le secteur de l’assurance un véritable défi et déterminent quelles sont les solutions pour s’adapter à ce contexte.

Quel sera l’impact du QE de la BCE ?

Un effet marqué sur les taux courts mais plus incertain sur les taux longs : les effets de l’annonce du QE le 22 janvier 2015 sur les taux courts sont significatifs. En 2015, le QE n’a cependant pas permis de détente durable sur les marchés obligataires de maturité longue. Cela contredit une partie des prédictions théoriques usuelles sur les effets d’un QE : les canaux du signal et de composition du portefeuille ne semblent pas fonctionner pleinement. Depuis début 2016, on note toutefois une nouvelle baisse sensible des taux longs et un aplatissement général de la courbe des taux.

Des anticipations d’inflation atone : dans l’ensemble, les variations de l’inflation anticipée dans la zone euro sont minimes, à court comme à moyen terme, depuis la mise en place du QE. Le QE ne semble pas avoir permis un nouvel ancrage à la hausse des prévisions d’inflation.

Quels dangers pour le secteur de l’assurance ?

L’environnement de taux d’intérêt bas soulève de véritables enjeux pour la gestion actif-passif des contrats intégrant une composante en euros : la gestion de l’écart de sensibilité des actifs et des passifs accentué par Solvabilité 2 et l’augmentation de la volatilité des spreads ; le casse-tête du réinvestissement des obligations arrivant à échéance, des coupons et des nouveaux flux de collecte d’assurance ; la pression sur la marge financière et la compétitivité par rapport aux autres placements. Ces problématiques se posent a fortiori avec une acuité particulière pour les contrats à taux garanti et/ou en rente, et pour les sociétés dont le mismatch actif-passif est important.

Nous montrons qu’une gestion actif-passif optimale s’avère plus que jamais la réponse adéquate à une situation macroéconomique dégradée pour les sociétés d’assurance. Nous évaluons les techniques possibles pour augmenter la duration des portefeuilles d’actifs et réduire le gap de duration entre les actifs et les passifs. En particulier, nous étudions l’intérêt d’un retour des assureurs vers l’investissement immobilier ou vers d’autres actifs moins traditionnels pour réduire ce gap de duration.

Next Finance , Décembre 2016

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