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Plongée dans un océan de données

Selon Jacques-Aurélien Marcireau gérant du fonds EdR Fund Global Data chez Edmond de Rothschild AM, tous ces termes qui font l’actualité (Intelligence artificielle, objets connectés, machine learning et algorithmes) ont un dénominateur commun, à savoir le big data. Le concept est né de la nécessité de qualifier l’explosion du volume de données informatiques au cours des dernières années.

Intelligence artificielle, objets connectés, machine learning et algorithmes : tous ces termes qui font l’actualité ont un dénominateur commun, à savoir le big data. Le concept est né de la nécessité de qualifier l’explosion du volume de données informatiques au cours des dernières années. Le flux incessant d’informations est vide de sens pour qui ne sait pas l’analyser ni l’utiliser. Pour d’autres acteurs, de tous les secteurs, il représente une mine d’or créatrice de valeur.

PLONGÉE DANS UN OCÉAN DE DONNÉES

Le concept est né de la nécessité de qualifier l’explosion du volume de données informatiques au cours des dernières années. Le flux incessant d’informations est vide de sens pour qui ne sait pas l’analyser ni l’utiliser. Pour d’autres acteurs, de tous les secteurs, il représente une mine d’or créatrice de valeur.

UN VIRAGE À NE PAS RATER

90% des données existantes aujourd’hui ont été créées au cours des deux dernières années et la production de ces données devrait exploser de 800% d’ici 5 ans selon les prévisions du cabinet Gartner. Les données proviennent de partout : des messages que nous envoyons, des vidéos que nous publions, des informations climatiques, des signaux GPS ou encore des transactions en ligne. Entre 50 et 100 milliards d’objets seront connectés en 2020 [1].

Enjeu commercial majeur, le big data représente un virage à ne pas rater pour les entreprises au moins aussi important qu’Internet en son temps. Les acteurs technologiques ou opérant dans des domaines d’activité plus traditionnels peuvent acquérir des avantages stratégiques grâce à la digitalisation de leur activité : prise en compte d’un plus grand nombre de paramètres pour une meilleure aide à la décision, perfectionnement de l’existant (optimisation et réduction des coûts, gains de productivité, etc…), création de nouveaux produits, amélioration de l’expérience client, de sa connaissance et donc d’un marketing plus ciblé.

Les premières à s’être plongées dans l’océan de données sont évidemment les sociétés technologiques. Les grands acteurs, à l’instar d’IBM, Cisco et Microsoft, investissent massivement depuis quelques temps dans la construction de Datacenter et de solutions dédiées à l’analyse d’informations. Bon nombre d’industries, comme l’assurance, déploient elles-aussi des efforts importants pour accumuler le maximum d’informations sur le comportement de leurs clients afin de calculer au mieux les risques ou d’identifier les opportunités de nouveaux marchés à conquérir.

En matière de santé, l’explosion des données disponibles représente un potentiel d’innovation sans précédent : identification de facteurs de risque de maladie, aide au diagnostic, au choix et au suivi de l’efficacité des traitements, pharmacovigilance, épidémiologie… Grâce au big data, une médecine dite « des 4 P » (Prédictive, Préventive, Personnalisée et Participative) peut aujourd’hui émerger.

LE BIG DATA, CARBURANT DE LA VOITURE DE DEMAIN

Les capteurs sont présents depuis longtemps dans nos voitures ; ils permettent notamment de mesurer la pression des pneus, le niveau d’huile ou d’essence… Cependant, le big data transforme le secteur en profondeur, avec l’objectif de rendre la conduite plus sûre, plus responsable et plus écologique. On dénombre en moyenne plus de 100 capteurs (radars, caméras haute résolution ou encore capteurs optiques et thermiques) sur les voitures qui sortent aujourd’hui des usines. Elles offrent désormais des applications d’aides à la conduite comme le contrôle de trajectoire, l’anticipation du freinage, le changement de vitesse pour réduire la consommation d’essence ou encore la détection du niveau de fatigue du conducteur pour lui conseiller un temps de repos.

Précurseur de l’industrie automobile, BMW Group entend tirer pleinement parti de la révolution des données, véritable levier de croissance, grâce à la construction d’un écosystème numérique visant à améliorer l’expérience client. La firme de Munich place l’innovation au cœur de sa stratégie de développement depuis plus de cent ans. A l’occasion de la célébration de son premier siècle d’existence en 2016, elle a dévoilé sa « Vision Next 100 », imaginant à quoi pourront ressembler les véhicules de demain. Grâce au big data, la voiture connectée est déjà une réalité pour les clients, comme l’illustrent les nouvelles BMW Série 7 et 5 lancées récemment, mais le groupe ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

BMW Group a déjà franchi plusieurs jalons dans le cadre du plan baptisé « Number One Next », recouvrant la stratégie ACES (Autonomous, Connected, Electrified and Shared/Services). D’importants investissements en R&D ont été engagés pour développer la conduite autonome en ajoutant au centre de R&D le FIZ (Forschungs- und Innovationszentrum), un tout nouveau campus à Unterschleissheim, près de Munich, employant quelque 2.000 chercheurs et ingénieurs. Le groupe a déployé une offre de services de voitures de locations en free-floating, baptisée DriveNow, les services de parking ParkNow ou encore le réseau de points de recharge électriques connectés ChargeNow. Par ailleurs, il s’est associé à Audi et Mercedes, pour racheter l’éditeur de logiciels de cartographie Here, afin d’améliorer la précision des données, d’accélérer l’analyse en temps réel du trafic et de proposer de nouveaux services comme la disponibilité de places de parking. Enfin, l’alliance regroupant BMW, Intel et Mobileye va se traduire par la mise en circulation d’une flotte d’une quarantaine de voitures autonomes en conditions réelles dès l’été prochain.

UNE THÉMATIQUE D’INVESTISSEMENT À PART ENTIÈRE

Les acteurs économiques se trouvent aujourd’hui au cœur d’une transformation profonde et inéluctable à côté de laquelle il n’est plus possible de passer. Certains d’entre eux sauront plus que d’autres tirer parti de la révolution des données. A ce titre, le big data est une thématique d’investissement à part entière, fortement créatrice de valeur. Afin d’en bénéficier, il faut s’attacher à sélectionner les entreprises directement impactées ou en capacité de transformer leur modèle d’activité.

Développer une approche pragmatique et sélective de ces entreprises à travers l’analyse de leur valorisation, des produits et solutions qu’elles proposent, constitue selon nous une démarche pertinente. L’objectif consiste à identifier les acteurs (fournisseurs ou utilisateurs) qui sauront bénéficier des opportunités créées par la révolution des données. La sélection de titres constitue la principale source de valeur ajoutée.

Jacques-Aurélien Marcireau , 26 avril

Notes

[1] Source : IBM et Oliver Wyman.

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