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Les obligations des pays émergents méritent d’intégrer les portefeuilles des investisseurs de façon structurelle

À l’occasion du passage à Paris de David Bessey, CIO de l’équipe Dette Emergente de PGIM limited, Nordea Asset Management a présenté ses perspectives pour la classe d’actifs.

À l’occasion du passage à Paris de David Bessey, CIO de l’équipe Dette Emergente de PGIM limited [1] et gestionnaire par délégation des fonds Nordea 1 – Emerging Market Bond Fund et Nordea 1 – Emerging Market Blend Bond Fund, Nordea Asset Management a présenté ses perspectives pour la classe d’actifs.

Depuis le deuxième trimestre, les investisseurs renouent peu à peu avec les marchés émergents, en témoigne l’augmentation constante des flux de capitaux : les marchés émergents ont bénéficié de près de 40 milliards de dollars de flux nets au cours des huit premiers mois de l’année (Source : EPFR Global, au 31.08.2016). Ce regain d’optimisme à l’égard de la dette émergente est due à la stabilisation des fondamentaux macroéconomiques de ces pays par rapport à l’année dernière. Le différentiel de croissance du PIB par rapport aux marchés développés devrait encore s’établir à près de 150 points de base cette année.

Des spreads toujours attractifs

Ces marchés profitent aussi à la volonté des investisseurs de capter des rendements en dehors des marchés développés, où les taux d’intérêt sont, pour bon nombre d’entre eux, au plancher. « Au-delà de leur potentiel de rendement, les obligations des marchés émergents affichent des vertus de diversification et de décorrélation. Cela justifie d’intégrer structurellement cette classe d’actifs dans le cadre d’un portefeuille équilibré et diversifié, via des positions minimales mais durables » affirme Marc Olivier, Directeur Général France de Nordea.

Le potentiel des obligations des marchés émergents est perceptible dans les spreads qu’elles affichent.

Les spreads des obligations souveraines et corporate des marchés émergents sont plus importants que ceux des obligations américaines de notation similaire, ou des marchés High Yield globaux. « Malgré leur rally en 2016, les obligations émergentes affichent actuellement des spreads proches de 340 points de base, loin des niveaux observés lors de leur resserrement historique, en 2007 (166 points de base). Le potentiel d’appréciation reste donc significatif » analyse David Bessey.

La Fed en ligne de mire

La politique de la Réserve fédérale américaine reste une préoccupation majeure pour les investisseurs souhaitant s’orienter vers les marchés émergents. « La question de l’impact potentiel du relèvement des taux directeurs américains sur les marchés émergents est légitime. Toutefois, nous pensons que la hausse des taux de la Fed, probablement en décembre, sera indolore pour les taux d’intérêt des marchés émergents ». David Bessey estime en effet que le cycle de resserrement monétaire de la Fed se révèle au final très progressif et faible. « Au terme de ce cycle, les Treasury bonds américains à 10 ans ne devraient s’établir qu’autour de 2,5%, un niveau modeste ».

Les données relevées sur les vingt-cinq dernières années montrent par ailleurs qu’une remontée des taux aux Etats-Unis est loin de pénaliser systématiquement les obligations émergentes.

Seul le resserrement monétaire de 1994 s’est révélé brutal, avec une forte contreperformance des obligations émergentes libellées en devises fortes entre le 4 février 1994 et le 1er février 1995 (performance annualisée de -22,05% ; Source Bloomberg, Federal Reserve). En revanche, les autres séquences de hausse des Fed Funds en 1999/2000, 2004/2006 et, désormais, depuis mai 2013, ont été marquée par des performances positives pour la classe d’actifs.

Des opportunités d’investissement en Argentine ou au Brésil

Aujourd’hui, plusieurs cas d’investissement spécifiques semblent attrayants au sein de l’univers émergent. David Bessey et son équipe de sept économistes « régionaux » procèdent à une analyse fondamentale par pays (risque politique, environnement fiscal et monétaire, équilibre structurel), puis confrontent leur propre évaluation à celle des agences de notation. L’étape suivante est celle de la sélection des titres obligataires, à partir de facteurs techniques et fondamentaux. « Nous cherchons à sélectionner les émetteurs souverains et corporate titre par titre, selon une approche très discriminante » précise David Bessey.

À ce titre, le marché argentin recèle actuellement des opportunités.

Le gouvernement a modifié ses politiques budgétaire et monétaire, afin d’attirer à nouveau les flux d’investissement étrangers. « Cela devrait permettre à l’Argentine de voir sa note de crédit s’approcher du ‘BB’ » explique David Bessey. « À leur niveau actuel, les obligations argentines semblent correctement valorisées. Les titres libellés en euro émis par les provinces argentines nous semblent particulièrement attractifs, compte tenu des spreads supérieurs qu’ils affichent par rapport aux obligations en dollar US » ajoute-t-il.

Les obligations brésiliennes ont également les faveurs de l’équipe de gestion.

Ici encore, les évolutions politiques font figure de catalyseur. Le gouvernement Temer suit une feuille de route économique, qui prévoit notamment dès l’an prochain une consolidation budgétaire, un programme d’investissement majeur dans les infrastructures et une réforme de la sécurité sociale. « Ces décisions devraient favoriser les investissements directs étrangers. De plus, le Brésil se caractérise par un faible endettement extérieur et d’importantes réserves de devises, ce qui limite les risques de fragilisation. En termes de choix de titres, il existe actuellement un fort potentiel de valeur sur les instruments de dette souveraine et quasi souveraine au Brésil ».

Enfin, l’équipe reste particulièrement attentive à la liquidité des positions. « L’exécution des ordres est essentielle, a fortiori lorsque l’on observe que la liquidité globale des marchés a substantiellement diminué depuis 2011. Nous sommes très attentifs aux flux d’investissement sur les marchés émergents et cherchons à diversifier davantage nos portefeuilles que par le passé » conclut David Bessey.

Nordea 1 - Emerging Market Bond Fund (LU0772925789) est principalement investi en obligations souveraines émises par des pays émergents, libellées en devise forte. Le fonds se classe en 1er quartile sur 1 an et dans le top 5% sur 3 ans et depuis sa création dans sa catégorie Morningstar [2].

Nordea 1 - Emerging Market Blend Bond Fund (LU0772919204) est également investi en obligations souveraines, mais libellées en devise forte et en devise locale.

Next Finance , Novembre 2016

Notes

[1] Filiale de la compagnie d’assurance Prudential, PGIM gère aujourd’hui plus de 1 000 Milliards de dollars US d’encours. En 1996, David Bessey et Cathy Hepworth ont créé l’équipe Dette Emergente, qui est désormais responsable de la gestion d’un total de 40 Milliards de dollars US.

[2] Source - 2016 Morningstar, Inc. Tous droits réservés. Base de données des SICAV européennes, catégorie Morningstar : Obligations Marchés Emergents. Période de référence : 30.05.2012 - 31.07.2016. Rendements totaux mensuels, performance libellée en dollar US. La catégorie Morningstar est utilisée à titre informatif uniquement. Les performances présentées correspondent aux performances historiques. Les performances passées ne présagent pas des performances futures et les investisseurs courent le risque de ne pas récupérer la totalité du capital initialement investi.

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