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Les défis posés aux fonds multi-assets

Après un bon premier trimestre, les fonds multi-assets ont souffert entre mai et juin 2013 du phénomène de re-corrélation entre les classes d’actifs. Dès lors, les gérants de fonds multi-assets devront montrer à l’avenir leur capacité à ajuster leurs portefeuilles. Parallèlement, les différentes catégories de fonds multi-assets ont attiré des flux de souscription massifs…

Sur la première partie de l’année 2013, le rendement des fonds multi-assets a été porté par les marchés haut rendement et actions, soutenus notamment par les injections de liquidités réalisées par la Réserve Fédérale (FED). Cependant, la mise en garde au mois de mai dernier, de Ben Bernanke, le président de la FED sur une fin prochaine de la politique monétaire expansionniste menée par la banque centrale américaine, a pris de court bon nombre d’investisseurs.

Ce sont les fonds multi-assets mondiaux qui ont le plus souffert de cette période tourmentée. Ils ont en effet enregistré des performances en retrait par rapport à ceux investis sur la zone euro, étant plus exposés aux actifs liés à la liquidité du dollar américain, comme le marché High Yield US, les devises ou encore de la dette des pays émergents.

Malgré tout, d’après Fitch Ratings, les différentes catégories de fonds multi-assets ont attiré des flux de souscription massifs en 2013.

Les montants collectés atteignent près de 22 milliards d’euros, à fin mai 2013, soit une hausse très significative par rapport à l’an dernier où la collecte avait atteint 4 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année.

L’intérêt des investisseurs pour ce type de fonds semble donc clairement au rendez-vous. Pour preuve, à fin mai 2013, les flux de souscription atteignaient 1.9 et 3.9 milliards d’euros, respectivement, pour les fonds européens action et haut rendement, alors que dans le même temps les fonds de credit européen "Investment Grade" enregistraient des sorties de 5.8 milliards d’euros par exemple.

Pourtant, selon Manuel Arrive, Senior Director, Fund and Asset Manager Group chez Fitch Ratings, « en termes de performance, les fonds multi-asset ont souffert en mai et juin 2013 du phénomène de re-corrélation entre les classes d’actifs ».

En effet, au cours de cette période, pour la première fois depuis trois ans, la corrélation entre les actions et les obligations est devenue positive dans un contexte de marché baissier.

Fitch Ratings s’attend donc à ce que les gérants de fonds multi-asset utilisent davantage leurs liquidités à l’avenir mais aussi les actifs à faible duration ou les produits dérivés comme couverture, en raison de la transition évidente vers la mise en place de politiques monétaires moins accommodantes.

Manuel Arrive pointe également du doigt, la volatilité actuelle des marchés financiers qui rend la tâche des gérants d’autant plus difficile. Ainsi, une baisse des cours de bourse suivie par un rebond immédiat des prix, comme on a pu le connaître récemment sur les marchés actions, illustré graphiquement par « un mouvement en V leur est généralement préjudiciable », précise t-il : « il vaut mieux parfois garder l’allocation stable pendant ces périodes, plutôt que de tenter de couper l’exposition pour ensuite réinvestir ; si le timing est mauvais, le fonds risque de vendre pendant la baisse dans un marché illiquide et de rater le rebond qui suit ». Ainsi, certains gérants qui ont fait des « allers-retours » sur les marchés émergents s’en sont mordus les doigts, ajoute t-il.

C’est pour éviter cet écueil que la société de gestion Convictions Asset Management a récemment décidé de remettre en place une politique de couverture dynamique sur le marché des options, à travers l’achat d’options de vente proches de « la monnaie », pour la gestion de ses fonds flexibles dont Convictions Premium.

Cette stratégie lui permet ainsi de rester investie en permanence, tout en amortissant les périodes de marché baissier, comme le rappelle Philippe Delienne, Président de Convictions AM.

D’ailleurs, selon Manuel Arrive, « le processus de construction de portefeuille tend aujourd’hui à évoluer, davantage orienté vers la budgétisation des risques et la diversification des primes de risque, en adoptant des méthodes de plus en plus quantitatives. Le jugement du gérant est alors utilisé pour corriger les hypothèses ou les recommandations du modèle » précise t-il.

De quoi sans doute continuer à attirer encore plus d’investisseurs sur ce type de fonds qui gardent l’avantage de pouvoir offrir aux investisseurs des performances attractives, tout en limitant les risques de perte en capital. Rappelons d’ailleurs, que sur les douze derniers mois, la volatilité annualisée et le « drawdown » de la majorité d’entre eux restent respectivement inférieures à 10% et 5%, d’après les données publiées par Lipper.

RF , Décembre 2013

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