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Les actifs alternatifs poursuivent leur essor

Selon l’étude « Global Alternatives Survey 2014 » réalisée par Towers Watson, en collaboration avec le Financial Times, le montant total des actifs gérés par les 100 principaux gestionnaires d’investissement alternatif dans le monde a atteint 3.300 milliards de dollars US en 2013 (contre 3.100 milliards en 2012).

L’étude « Global Alternatives Survey », qui couvre sept catégories d’actifs et sept types d’investisseurs, précise que parmi les 100 principaux gestionnaires d’investissement alternatif, les gestionnaires d’actifs immobiliers disposent de la quote-part des actifs la plus élevée (soit 31% et plus de 1.000 milliards de dollars), suivis par les gestionnaires de fonds de private equity directs (23% et 753 milliards de dollars), les hedge funds (22% et 724 milliards de dollars), les fonds de fonds de private equity (10% et 322 milliards de dollars), les fonds de hedge funds (5% et 173 milliards de dollars), l’infrastructure (4%) et les matières premières (2%).

Cette année et pour la première fois, l’étude recense les actifs réels [1] et le illiquid credit, et elle inclut un classement des principaux gestionnaires en fonction des actifs gérés (assets under management - AuM), dans chaque domaine.

Les données fournies par l’étude plus globale montrent que le montant total des actifs gérés au niveau mondial s’élève à l’heure actuelle à 5 700 milliards de dollars et se divise entre les catégories d’actifs dans des quotes-parts similaires à celles des 100 principaux gestionnaires d’investissement alternatif, à l’exception de l’immobilier, qui ne représente plus que 24% du total, et des hedge funds, qui passent à 27% de ce total.

Thierry de la Noue, Directeur Activité Investment chez Towers Watson en France, indique : « Sur quasiment chacune des 11 dernières années où nous avons réalisé cette étude, nous avons observé une augmentation des quotes-parts dédiées aux actifs alternatifs chez un large éventail d’investisseurs. Non seulement l’attrait des actifs alternatifs touche désormais davantage d’assureurs et de fonds souverains, mais l’étendue des actifs alternatifs dépasse aussi les fonds spéculatifs directs et l’infrastructure pour englober les actifs réels, le illiquid credit et les matières premières. Il n’est dès lors pas surprenant que les allocations aux actifs alternatifs décidées par les fonds de pension par exemple représentent aujourd’hui environ 18% de tous les actifs des fonds de pension à l’échelle planétaire, contre seulement 5% il y a 15 ans. »

L’étude – qui comprend des données sur une gamme très variée d’investisseurs institutionnels – indique que les actifs des fonds de pension représentent un tiers (33%) des actifs des 100 principaux gestionnaires d’investissements alternatifs, suivis par les gérants de de fortune (18%), les compagnies d’assurances (9%), les fonds souverains (6%), les banques (3%), les fonds de fonds (3%) et les fondations (3%).

Thierry de la Noue poursuit : « Les fonds de pension chercheront toujours de nouvelles opportunités d’investissements et de sources de rendement ; Ils représentent toujours un investisseur important pour les gestionnaires d’actifs alternatifs traditionnels, et ils sont également parmi les premiers à investir dans les nouveaux fonds alternatifs, par exemple dans les actifs réels et les illiquid credit. Toutefois, ils ne sont pas les seuls types d’investisseurs institutionnels à rechercher des capacités d’investissement chez les meilleurs gestionnaires alternatifs. La demande émanant des assureurs, des fondations et des fonds souverains augmente et va, à l’avenir, aller en s’accroissant à mesure que les investisseurs cherchent encore des sources de rendement. »

Les résultats de cette étude indiquent que pour les 100 principaux gestionnaires, l’Amérique du Nord demeure la principale pourvoyeuse de capitaux en gestion alternative (45%), l’infrastructure étant la seule exception puisqu’une quote-part supérieure des capitaux est en effet investie en Europe. Globalement, 38% des actifs alternatifs sont investis en Europe, 7% en Asie-Pacifique, et 10% dans le reste du monde.

Parmi les fonds de pension figurant dans le classement des 100 principaux gestionnaires d’actifs, ces actifs ont augmenté de près de 2% par rapport à l’année précédente, pour atteindre un montant de presque 1.400 milliards de dollars. Les gestionnaires immobiliers continuent à s’approprier la quote-part essentielle des actifs des fonds de pension, à concurrence de 35%, suivis par les fonds de fonds de private equity (20%), le capital-investissement (15%), les hedge funds (12%), l’infrastructure (8%), les FoHF (7%), les crédits illiquides (2%) et les matières premières (1%).

Thierry de la Noue précise : « De par le monde, nous continuons à constater que les fonds de pension misent toujours sur la diversité et ainsi s’en remettent toujours plus aux actifs alternatifs en vue de générer des rendements (ajustés en fonction des risques) plus fiables, calculés sur l’ensemble du fonds. En témoigne la croissance ces cinq dernières années, significative à certains égards, dans toutes les catégories d’actifs, à l’exception d’une seule. La plupart des classes d’actifs alternatifs traditionnelles ne sont en réalité plus vraiment considérés comme alternatifs, mais tout simplement comme des moyens différents d’accéder à des thèmes d’investissement à long terme et à d’autres primes risque. C’est pourquoi les allocations aux actifs alternatifs vont très certainement se poursuivre sur le long terme, mais elles se feront probablement directement plutôt que par l’intermédiaire de fonds de fonds. »

Les données extraites de l’étude générale indiquent qu’à la fin de 2013, les 25 principaux gestionnaires de fortune géraient des actifs pour un montant de 426 milliards de dollars (un chiffre très proche de celui de 2012), suivis par les 25 principaux gestionnaires d’actifs des compagnies d’assurance (275 milliards de dollars – soit une hausse de 13%) ; les 25 principaux gestionnaires d’actifs souverains (153 milliards de dollars – quasi inchangé) ; les 25 principaux gestionnaires d’actifs bancaires (124 milliards de dollars – soit une baisse de 23%) ; les 25 principaux gestionnaires d’actifs de fonds de fonds (100 milliards de dollars – soit une baisse de 16%) ; et les 25 principaux gestionnaires d’actifs de fondations (83 milliards de dollar – soit une hausse de 15%).

Thierry de la Noue explique : « Pendant toute la durée de la crise, les investisseurs ont cessé de considérer les titres qu’ils détiennent comme la principale source de la croissance de leurs actifs et ont davantage recouru aux actifs alternatifs ; et cette tendance devrait se poursuivre. Nous pensons que ces efforts de diversification valent la peine même si les investisseurs doivent faire preuve de prudence lors du choix des instruments les plus appropriés et les plus efficaces »

Les résultats de cette étude indiquent que Macquarie Group, principal gestionnaire d’infrastructure avec environ 96 milliards de dollars, domine le classement général, tandis que Blackstone (70 milliards de dollars) est le principal gestionnaire d’actifs immobiliers. Goldman Sachs est quant à lui le principal gestionnaire de capital-investissement dans le classement avec 60 milliards de dollars, et le groupe Carlyle Solutions domine le classement des gestionnaires d’actifs de private equity avec 48 milliards de dollars. Blackstone est le principal fond de hedge funds, avec 54 milliards de dollars, et Bridgewater Associates le principal gestionnaire de hedge fund, avec 87 milliards de dollars. BlackRock est le principal gestionnaire de matières premières, pour un montant de 53 milliards de dollars, M&G Investments est le principal gestionnaire de sur le illiquid credit, avec 31 milliards de dollars et le principal gestionnaire d’actifs réels est EII Capital Management, pour un montant de 11 milliards de dollars.

Next Finance , Juillet 2014

Voir en ligne : Etude Towers Watson "Global Alternatives Survey"

Notes

[1] Les stratégies d’investissement dans les actifs réels englobent des opportunités très variées telles que l’agriculture, les terres agricoles, les forêts, l’eau (y compris droits d’accès à l’eau), les ressources naturelles, etc. Les actifs réels se caractérisent par le fait qu’ils sont des actifs sous-jacents physiques et qu’ils sont liés aux thèmes de l’alimentation et de la rareté des ressources.

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