La reprise émergente se confirme

Avoir été positifs sur le monde émergent depuis début 2016 dans un contexte de stabilisation des matières premières, de la Chine et du dollar a porté ses fruits.

Mais au-delà du pari cyclique, certains éléments justifient de continuer à garder une exposition structurellement plus élevée qu’historiquement à la région dans son ensemble.

En effet, les pays émergents sont jeunes dans leur cycle après plusieurs années de ralentissement et offrent un potentiel de hausse significatif.

Ils ont par ailleurs réduit de nombreux déséquilibres avec une forte réduction des disparités de comptes courants à l’intérieur de la zone émergente.

Ils sont, enfin, nettement moins vulnérables que par le passé grâce à une baisse de leur dette en devise étrangère, alors que les réserves de change se sont considérablement renforcées depuis le début des années 2000.

Cela dit, il semble réducteur de considérer les émergents comme un seul bloc.

Ce sont des pays extrêmement variés qui vont inévitablement afficher des disparités en termes de performances aussi bien économiques que financières.

Ainsi, il est important de reconnaître les pays les plus robustes selon des critères macroéconomique objectifs (compte courant, inflation, dette, dynamique cyclique), mais aussi qualitatifs, tels que la dépendance aux cours des matières premières, la capacité à réformer, la démographie ou la stabilité politique.

Cette approche sous-tend notre préférence pour l’Asie émergente, la Russie et une partie de l’Amérique Latine alors que nous sommes inquiets des perspectives en Turquie et toujours prudents sur l’Afrique du Sud.

Stéphanie de Torquat , 6 février

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