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La bulle immobilière chinoise pèse sur la dynamique de croissance

Eu égard aux rumeurs d’un éclatement imminent de la bulle immobilière chinoise et aux chiffres de croissance négatifs persistants de l’économie chinoise, Maarten-Jan Bakkum, Senior Emerging Market Strategist d’ING Investment Management (ING IM), commente la rapide détérioration des perspectives du pays.

Selon Maarten-Jan Bakkum, Senior Emerging Market Strategist d’ING IM, « nos indicateurs quantitatifs révèlent que la Chine affiche actuellement la dynamique de croissance la plus faible de toutes les économies émergentes. L’évolution des ventes et la dynamique des prix du secteur immobilier restent, en particulier, très négatives. Après le repli de la croissance des ventes à deux chiffres du premier trimestre, les chiffres d’avril ont à nouveau déçu. Pour Beijing et Shanghai, le volume des ventes s’est contracté de respectivement 18% et 17% au cours des trois premières semaines d’avril. »

« Ce net recul des ventes immobilières n’augure rien de bon pour les investissements en immobilier, ni pour l’ensemble de l’économie chinoise étant donné que ce secteur représente 20% du PIB. Nous nous attendons à une poursuite de la détérioration de la dynamique des prix immobiliers au cours des prochains mois. »

« Ce repli, combiné à un modeste assouplissement de la politique et à un indice des directeurs d’achats (PMI) qui est resté largement en dessous du niveau neutre de 50 points en avril (selon la première estimation), suggère que les perspectives de la croissance chinoise demeurent peu brillantes. »

Maarten-Jan Bakkum ajoute que « la demande domestique est par ailleurs à la traîne, tandis que le surplus de la balance courante de la Chine continue à se contracter. Ceci confirme la faible performance du secteur exportateur. Au premier trimestre, le surplus n’était plus que de 7 milliards d’USD, contre une moyenne trimestrielle de 46 milliards d’USD en 2013. »

« D’autres problèmes, comme ceux du secteur exportateur chinois et de l’important écart entre le taux de change effectif réel de la Chine et la moyenne des marchés émergents, devraient entraîner un affaiblissement du renminbi. »

Maarten-Jan Bakkum conclut que « nous avons actuellement une surpondération moyenne de l’immobilier en tant que classe d’actifs. Les fondamentaux demeurent solides quasiment partout dans les marchés développés et l’immobilier non résidentiel a commencé à se redresser grâce à l’amélioration des perspectives économiques. La reprise a débuté aux États-Unis, mais désormais, les prix immobiliers, les ventes de maisons et la dynamique de l’emploi s’améliorent aussi au Royaume-Uni, en Allemagne, au Japon et, plus récemment, dans d’autres pays du noyau dur et de la périphérie de la zone euro. L’immobilier chinois voit en revanche ses perspectives se détériorer. »

Next Finance , Mai 2014

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