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Il est encore temps de miser sur les petites et moyennes capitalisations

Selon Nicolas Faller, Co-CEO Asset Management chez UBP, les small et mid caps européennes, suisses et américaines, portées par la solidité de leurs fondamentaux et par l’amélioration de la conjoncture économique, restent des actifs à privilégier dans le cadre d’une stratégie d’investissement de long terme.

Depuis le début de l’année, les marchés actions bénéficient d’un environnement économique favorable. La croissance des bénéfices est ainsi de retour : à grande échelle, les bénéfices par action (BPA) sont attendus en hausse de 13% cette année, contre 2% en 2016.

Ce contexte porteur bénéficie particulièrement aux entreprises de petites et moyennes capitalisations (« SMID caps »), même si des écarts de performance ont été observés entre les « SMID caps » américaines, européennes et suisses.

Des atouts structurels amplifiés par un contexte porteur

Elles présentent notamment l’avantage d’avoir, à l’heure actuelle, des bilans plus sains que les grandes capitalisations, avec un ratio dette nette/EBITDA moyen inférieur à 1,1x pour les premières, contre 3,9x pour les secondes. Du fait de ce faible endettement, et grâce à la reprise de l’économie mondiale, le potentiel de croissance de ces entreprises reste important et permet de justifier des niveaux parfois élevés en termes de valorisations boursières. Ce potentiel de croissance est également soutenu à long terme par leur importante capacité d’innovation et leur forte capacité d’ajustement en fonction de la conjoncture, ce qui constitue pour elles un moteur de performance supplémentaire en l’absence de tout risque systémique.

Les small et mid caps bénéficient enfin d’autres atouts structurels. Beaucoup d’entre elles sont par exemple des entreprises familiales, gérées selon une philosophie permettant d’assurer la pérennité de leur activité à long terme. Les entreprises de petite taille sont également souvent animées par un fort esprit entrepreneurial dont le dynamisme s’exprime notamment dans les phases d’accélération de la croissance économique.

Des moteurs de performance différents selon la nationalité des entreprises En Europe tout particulièrement, elles offrent encore des opportunités d’investissement à l’heure actuelle du fait de leur valorisation attractive. Les « SMID caps » européennes ont en effet légèrement sous-performé par rapport aux grandes capitalisations en 2016, alors même que la croissance de leurs bénéfices est restée positive. Ces valeurs sont actuellement moins bien valorisées que le reste du marché, y compris par rapport à leur moyenne historique.

Les small et mid caps suisses ont quant à elles dû composer avec une monnaie forte depuis plus de deux ans.

Elles y sont parvenues en se concentrant sur leurs avantages concurrentiels et sur l’innovation, tout en faisant preuve de rigueur en matière de gestion des coûts, ce qui a permis d’améliorer leur rentabilité. Elles ont également continué à se développer avec succès sur les marchés émergents au cours des dernières années. En conséquence, elles offrent, pour les investisseurs, la stabilité d’un marché développé tout en bénéficiant d’une exposition indirecte à la croissance des pays émergents.

Enfin, aux États-Unis, la renaissance du secteur manufacturier et le redressement de la consommation intérieure est de nature à profiter durablement aux entreprises domestiques. À l’opposé des valeurs suisses tournées vers l’international, les petites capitalisations américaines tendent surtout à enregistrer une croissance organique sur leur marché local.

La réforme de la fiscalité des entreprises aux Etats-Unis devrait leur être particulièrement propice aux « SMID caps », dont la charge fiscale tend à être plus lourde que celle des grandes entreprises. Les petites capitalisations américaines devraient donc continuer à déployer leur potentiel, notamment dans les secteurs les plus cycliques et la finance.

Malgré leur progression déjà significative depuis le début de l’année, ces valeurs apparaissent toujours attractives en Bourse, notamment pour les investisseurs désireux de construire un portefeuille équilibré dans l’optique d’une gestion de long terme. Des deux côtés de l’Atlantique, l’actuel contexte de reprise économique mondiale devrait permettre d’accompagner et de soutenir la croissance des bénéfices de ces entreprises dynamiques à l’esprit entrepreneurial.

Nicolas Faller , 5 juillet

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