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High Yield : performance à deux chiffres

Le soutien persistant de l’opération de refinancement à long terme (LTRO) de la BCE et l’amélioration des statistiques économiques aux Etats-Unis ont continué d’inciter les investisseurs à placer leur argent dans la dette obligataire…

La bonne performance du marché européen du high yield depuis le début de l’année s’est poursuivie en février. Le soutien persistant de l’opération de refinancement à long terme (LTRO) de la BCE et l’amélioration des statistiques économiques aux Etats-Unis ont continué d’inciter les investisseurs à placer leur argent dans la dette obligataire. En ce qui concerne la situation de la Grèce, des progrès ont été réalisés grâce à l’accord sur le PSI et au deuxième plan de sauvetage de l’UE et du FMI.

Evolution récente : Les obligations high yield ont réalisé un parcours impressionnant depuis le début de l’année

Et bien que la question ne soit certainement pas encore entièrement réglée, les dernières décisions montrent, une fois de plus, que l’Europe s’attache à améliorer la visibilité et la stabilité. Le deuxième LTRO de la BCE, à la fin de ce mois, devrait quant à lui clarifier les conditions de financement des banques. De nouvelles dégradations de dettes souveraines et de banques en Europe n’ont en effet provoqué qu’un bref soubresaut des marchés.

La performance a été satisfaisante dans l’ensemble des secteurs : les financières ont fait la course en tête, mais le secteur TMT et celui des services se sont également bien tenus. S’agissant des notations, la dette CCC a continué de surperformer, mais les dettes BB et B ont, elles aussi, obtenu de bons résultats. Jusqu’à présent, la saison des résultats a été satisfaisante, la plupart des entreprises ayant publié des chiffres conformes aux attentes. Certaines d’entre elles ont certes fait preuve d’une prudence accrue en termes de perspectives, mais cette attitude est largement due au manque de visibilité plutôt qu’à un véritable pessimisme.

Le marché primaire a été relativement calme, mais plusieurs sociétés comme Orange Suisse, Securitas ou Schaeffler ont réussi à placer de nouvelles émissions, lesquelles ont enregistré de bonnes performances grâce au soutien des larges afflux vers cette classe d’actifs depuis le début de l’année.

Le lancement du LTRO, en décembre, a sensiblement réduit le risque lié au système bancaire. Les liquidités supplémentaires injectées par la BCE ont permis aux banques d’être moins restrictives, en réduisant considérablement l’incertitude quant à leurs besoins de financement.

Compte tenu de l’évolution politique et de l’amélioration des chiffres conjoncturels aux Etats-Unis, la situation semble désormais plus favorable qu’il y a quelques mois. Néanmoins, l’incertitude subsiste, car de nombreuses mesures doivent encore être mises en place, mais l’amélioration du climat économique, associée à la liquidité, a aidé les marchés et agira comme un soutien puissant jusqu’à nouvel ordre.

Perspectives : Les actifs risqués devraient rester volatils

Les perspectives économiques demeurent largement inchangées, avec des signes de constante amélioration aux Etats-Unis, une croissance persistante dans les pays émergents et un tableau plutôt sombre pour l’Europe – en dehors des économies au coeur du continent.

Dans la mesure où les banques centrales sont prêtes à maintenir leur politique de relance monétaire, l’environnement devrait cependant rester favorable à la dette. Les risques demeurent liés à l’Europe, mais aussi à la hausse des prix du pétrole et aux incertitudes au Moyen-Orient.

Pictet , Mars 2012

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