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High Yield européen : L’analyse des risques complexes sera cruciale pour générer de la performance en 2017

Sur un marché High Yield européen de plus en plus hétérogène, l’analyse des risques complexes sera cruciale pour générer de la performance en 2017, selon AllianzGI...

Après des performances supérieures aux attentes en 2016, le segment obligataire High Yield européen devrait continuer à bénéficier de solides facteurs de soutien en 2017 selon AllianzGI. Outre le fait que le High Yield a tendance historiquement à surperformer dans les environnements de faible volatilité, comme c’est le cas depuis quelques mois, les analystes d’AllianzGI observent que les fondamentaux des entreprises restent solides et les taux de défaut bas : Moody’s anticipe des taux de défaut sur un an de 2,11% (contre 3,83% pour la moyenne à long terme). Par ailleurs, l’offre nette, en forte baisse en 2016, devrait se maintenir à un niveau identique en 2017, alors même que la demande reste importante, malgré les incertitudes politiques. Du côté des valorisations, si le marché semble historiquement cher au regard des fondamentaux, des opportunités demeurent sur des secteurs moins suivis. « En 2017, le principal risque à suivre est un risque de duration sur la partie la mieux notée de l’univers, » ajoute Alexandre Caminade, CIO Crédit Europe. « Ce risque de duration est amplifié par la compression des rendements des différentes catégories d’émetteurs. »

Néanmoins, dans ce contexte plutôt positif, les experts d’AllianzGI soulignent le caractère de plus en plus hétérogène du marché, et les changements profonds de la nature des risques sous-jacents : alors qu’en 2008, l’univers ne comportait que très peu d’émergents, peu de financières et peu de titres hybrides, en 2017, le principal indice européen (le BofA ML BB-B Euro High Yield Constrained Index) est composé de 7% d’émergents, 20% de financières et 10% de titres hybrides. « L’analyse de cet univers requiert des expertises crédit de plus en plus spécifiques », explique Alexandre Caminade. « La recherche doit s’adapter à l’évolution du marché High Yield, pour être en mesure d’étudier à la fois les Fallen Angels (ces entreprises passées d’une notation Investment Grade à une notation High Yield), les obligations hybrides, et les financières », ajoute-t-il.

Sur le segment des émetteurs bancaires, la vision fondamentale d’AllianzGI reste constructive pour 2017 car le contexte demeure relativement favorable au secteur.

Les profils financiers des banques tendent à se renforcer, mais l’impact de la réglementation est à surveiller, alors que les banques sont particulièrement sensibles aux risques politiques liés à des échéances électorales majeures en France, aux Pays-Bas et en Allemagne.

« Dans cet environnement de marché caractérisé par une faible volatilité, nous allons, pour générer de la performance en 2017, nous concentrer sur les risques spécifiques et les situations spéciales, à la fois pour éviter la perte de valeur due aux événements de crédit et pour bénéficier d’opportunités de niche, mais également sur les structures complexes, comme les titres hybrides, les AT1 et les nouveaux Tier 3 », conclut Alexandre Caminade.

A fin décembre 2016, AllianzGI gérait plus de 2,9 milliards d’euros d’actifs obligataires high yield Europe. Placée sous la responsabilité d’Alexandre Caminade, l’équipe High Yield compte 3 gérants qui peuvent s’appuyer sur 5 analystes dédiés, dont 1 spécialisé sur les émetteurs financiers. L’équipe d’analyse crédit Europe d’AllianzGI est pilotée par David Manoux et basée à Paris.

Next Finance , 8 mars

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