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Gregory Schneider-Maunoury : « L’ISR ne nuit pas à la performance »

Selon Gregory Schneider-Maunoury, responsable de l’Analyse ISR chez Humanis, les critères de sélection d’un gérant ISR seraient la qualité et la profondeur de l’analyse, la bonne intégration de l’ISR dans la gestion et enfin la capacité à expliquer la gestion des critères ESG…

Next-Finance : Quel est le montant de vos encours investis en ISR ?

Gregory Schneider-Maunoury : Les encours ISR du groupe Humanis s’élèvent à environ 500 millions d’euros. Ces montants sont majoritairement gérés par Inter Expansion, la société de gestion financière du groupe, qui affiche 1,2 milliards d’euros d’actifs sous gestion en matière d’investissement ISR, se répartissant de la façon suivante : 300 millions d’euros en compte propre et 900 millions d’euros provenant de nos activités en matière d’épargne salariale.

Au vu de la performance de vos fonds, diriez-vous que l’ISR est rentable ?

De mon point de vue, l’ISR ne nuit pas à la performance. En effet, des fonds ISR procurent le même rendement que des fonds non ISR comparables dans les différentes classes d’actifs (monétaires, obligataires et actions) tout en présentant un niveau de volatilité moindre.

Des fonds ISR procurent le même rendement que des fonds non ISR comparables dans les différentes classes d’actifs, tout en présentant un niveau de volatilité moindre.
Gregory Schneider-Maunoury, responsable de l’Analyse ISR chez Humanis

Quels sont chez vous, les critères de sélection d’un gérant ISR ?

Tout d’abord, je tiens à préciser que nous sommes un groupe paritaire, signataires des PRI (Principes pour l’Investissement Responsable). A ce titre, l’ISR est un moyen de faire vivre, à travers notre politique d’investissement, les valeurs du groupe : ambition, partage et engagement.
Pour en venir concrètement à nos critères de sélection, je dirais que ces critères seraient la qualité et la profondeur de l’analyse, la bonne intégration de l’ISR dans la gestion et enfin la capacité à expliquer la gestion des critères ESG, c’est-à-dire les critères liés à l’Environnement, au Social et à la Gouvernance.

Certaines sociétés de gestion (Amundi) ont dénoncé un taux de sélectivité excessif par certaines agences et ne font plus noter leur fonds, comprenez-vous cette décision ? Etes-vous attachés à la notation des fonds par des agences telles que Novethic ?

Pour être factuel, je vous répondrai non. Il faut en effet savoir que le taux de sélectivité minimum demandé par Novethic est de 15% . Je ne juge donc pas ce niveau particulièrement excessif.
Il s’agit plutôt d’une labellisation que d’une notation. Nous sommes d’ailleurs attachés à cette démarche car sur l’ISR, Novethic est légitime, expérimenté et indépendant sur ces questions. A tous ses opposants, je reprendrai les récents propos de Anne-Catherine Husson-Traoré, Directrice Générale de Novethic : « l’ISR qui ne change rien ne sert à rien ».
La société de gestion du groupe, Inter Expansion, a obtenu pour la 3ème année consécutive, le label Novethic pour chacun de ses trois fonds actions, obligataire, monétaire.

Le taux de sélectivité minimum demandé par Novethic est de 15% . Je ne juge donc pas ce niveau particulièrement excessif.
Gregory Schneider-Maunoury, responsable de l’Analyse ISR chez Humanis

Des régions françaises ont lancé l’année dernière des obligations dites socialement responsable (notamment la région PACA et la région Nord-Pas de Calais). Quel est votre regard sur ce type d’obligations ? Etes-vous susceptibles d’y investir ?

Nous pensons qu’il s’agit d’une bonne initiative car l’ISR a vocation à financer des entités publiques, à condition qu’elles respectent et suivent leurs engagements en matière environnementale et sociale, notamment à travers des reportings très stricts. Si cette condition est remplie, nous sommes bien évidemment favorable à une telle démarche. D’ailleurs, pour votre information, nous avons souscrit aux obligations émises par la région Nord-Pas de Calais

RF , Octobre 2013

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