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Fonds verts : Perspectives 2017

Selon Charlie Thomas, gérant du fonds Jupiter Global Ecology Growth chez Jupiter Asset Management, le secteur de l’énergie renouvelable devrait faire de réelles percées face aux sources d’énergie traditionnelles. Les investisseurs devraient avoir de plus en plus de choix pour investir dans la thématique de l’environnement à mesure que de nouvelles classes d’actifs émergent...

Pour les investisseurs souhaitant investir dans des titres liés à l’environnement, voici les enjeux sur lesquels il serait judicieux de se concentrer en 2017 :

  • L’industrie automobile va redoubler d’efforts sur l’automatisation et l’électrification des véhicules
  • La relance budgétaire devrait profiter aux chantiers prêts à démarrer dans les infrastructures hydrauliques et le transport
  • Le secteur de l’énergie renouvelable devrait faire de réelles percées face aux sources d’énergie traditionnelles
  • Les investisseurs devraient avoir de plus en plus de choix pour investir dans la thématique de l’environnement à mesure que de nouvelles classes d’actifs émergent et se professionnalisent dans cet univers d’investissement.

Qu’est-ce qui pourrait bien succéder à 2016, une année de bouleversements et qui a défié tous les pronostics ? En restant dans le champ de l’investissement environnemental qui est le nôtre, la question s’est récemment imposée à nous avec l’élection de Donald Trump et les implications que pourraient avoir son administration sur la dynamique constatée sur des secteurs tels que ceux centrés sur la lutte contre le réchauffement climatique.

Je m’approche de ma quinzième année en tant que gérant de fonds environnemental, et l’expérience m’a appris que c’est exactement ça qu’il ne faut pas perdre de vue, la dynamique.

2016 n’a pas été seulement une année de rupture du point de vue politique, elle a aussi été marquée par une formidable accélération des bouleversements dans les technologies à faible intensité carbonique et dans les infrastructures durables.

Prenons l’exemple des véhicules électriques. L’industrie mondiale de l’automobile a débuté 2016 dans un contexte de suspicion généralisée dû au scandale des émissions de diesel de Volkswagen et s’apprête à entrer dans 2017 avec les plus gros constructeurs doublant la mise sur l’électrification totale des véhicules. A cela s’ajoutent les rapides progrès faits en matière de voitures autonomes et cela confirme que cette industrie, qui n’avait finalement pas fondamentalement changé depuis l’invention de la Ford T, est aujourd’hui en pleine mutation.

Que des « signaux faibles » se fassent rapidement entendre hauts et forts est vraiment symptomatique de notre époque. Bien qu’il s’agisse indubitablement d’une bonne nouvelle pour les investisseurs qui souhaitent s’exposer à des entreprises qui sont vouées à bénéficier de ces tendances, cela n’est pas dénué de risque.

Même si les prévisions sur l’inflation en 2017 sont significativement en hausse, nous sommes conscients que les prévisions pour la croissance mondiale restent faibles. Dans ce contexte, des sources de croissance clairement identifiées dans un monde qui en est dépourvu peuvent parfois générer des réactions exagérées et se traduire par une réelle surévaluation.

Pour 2017, nous pensons que notre approche d’investissement « multi-thématique » jouera un rôle important et nous apportera la flexibilité nécessaire pour investir sur des thèmes recélant des opportunités intéressantes et à des valorisations attractives.

Par exemple, la victoire de Donald Trump accrédite encore plus la thèse du retour sur le devant de la scène des mesures de relances budgétaires. Les projets concernés se concentrent principalement sur les infrastructures hydrauliques et les systèmes de transport durable - les territoires naturels des « investisseurs environnementaux » -, nous considérons donc que les compagnies présentes dans ces secteurs vont devenir très recherchées et leurs valorisations pourraient surpasser ce que nous considérons comme raisonnable.

2017 pourrait aussi être une année charnière pour le marché des véhicules électriques avec des avancées notables annoncées par plusieurs constructeurs traditionnels et une plus grande diffusion des produits. L’industrie des voitures électriques pourrait connaître une croissance de 50% qui, même si l’on part d’un niveau assez bas, est symbolique d’une vraie rupture de long terme dans le secteur des transports.

Il nous semble également clair que les énergies renouvelables gagnent et continueront de gagner inexorablement du terrain face aux sources d’énergie traditionnelles, même si cela se fera sans doute avec un taux de croissance plus modéré.

Ces dernières années, les investisseurs à la recherche de cash-flows prévisibles dans un environnement de taux bas sont venus renforcer le capital déjà investi dans les projets relatifs aux énergies renouvelables. Ces dernières atteignant maintenant une certaine maturité technologique et étant devenues un univers d’investissement à part entière, de nouvelles classes d’actifs apparaissent aujourd’hui dans l’investissement environnemental, comme par exemple des produits de taux ou encore des produits de type infrastructure. Ces actifs, qui apportent une vraie diversification, peuvent jouer un rôle important dans le portefeuille d’investisseurs souhaitant être exposés à ces thématiques.

Charlie Thomas , 19 janvier

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