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FDC Brexit : cent jours après le lancement, la stratégie du fonds porte ses fruits

Lancé à la fin de l’année 2016 pour accompagner la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne et fournir un vecteur de diversification aux investisseurs, FDC Brexit affiche un premier bilan prometteur. Les entreprises industrielles britanniques ont bien profité de la dévaluation de la livre sterling...

Lancé à la fin de l’année 2016 pour accompagner la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne et fournir un vecteur de diversification aux investisseurs, FDC Brexit affiche un premier bilan prometteur. Les entreprises industrielles britanniques ont bien profité de la dévaluation de la livre sterling et la stratégie anglaise de rééquilibrage de l’économie semble porter ses fruits, sans que la suprématie de la City soit vraiment ébranlée. FDC Brexit constitue ainsi un vecteur d’investissement privilégié, dans une logique de rendement et de diversification à long terme.

La sortie de l’UE pourrait constituer une opportunité pour le Royaume-Uni.

Depuis l’annonce de la sortie de l’Union Européenne, l’évolution de l’économie britannique a déjoué les sombres pronostics du FMI et de la banque mondiale. Contrairement à beaucoup d’idées reçues, le Brexit pourrait en effet constituer une opportunité pour le Royaume-Uni : la baisse de la livre sterling va contribuer au rééquilibrage de l’économie, le gouvernement a lancé un vaste plan de soutien aux secteurs industriels de pointe, la Banque d’Angleterre accompagne cette stratégie en maintenant une politique monétaire accommodante ; rien, enfin, ne semble sérieusement mettre en cause la suprématie de la City, qui s’appuie sur des bases profondes et anciennes ; enfin, par la taille de son marché intérieur, sa relation privilégiée avec les Etats-Unis, son poids dans l’OTAN, l’Angleterre demeure un partenaire incontournable pour l’Union européenne.

Dans ce contexte, la forte cohésion de la société britannique constitue un atout dans les négociations à venir. C’est un parti ancien, ancré de longue date dans le système parlementaire anglais et disposant d’une forte majorité qui sera en charge de représenter les intérêts du pays. En face, la Zone euro demeure un ensemble inachevé : la stratégie de sortie de crise par le redressement des balances courantes a accentué les déséquilibres régionaux ; l’attachement aux institutions européennes a régressé ; les intérêts de l’Allemagne (qui poursuit sa stratégie mercantiliste), de la France et de l’Italie (dont les populations aspirent à un desserrement des contraintes), semblent de plus en plus divergents. En l’absence de tout mécanisme de mutualisation financière, les désaccords entre pays créditeurs et débiteurs apparaissent difficilement surmontables, malgré le volontarisme des nouveaux leaders qui émergent en France et en Italie.

La stratégie d’investissement proposée par FDC Brexit permet de participer à cette dynamique.

Lancé à la fin de l’année 2016, le fonds FDC Brexit vise à tirer parti des opportunités créées par le Brexit dans un objectif de progression du capital à long terme et de diversification. La gestion repose sur trois principes d’investissement :

  • une allocation centrée sur la Grande-Bretagne, la Suisse et les pays européens n’appartenant pas à la Zone euro ;
  • une sélection de sociétés solidement établies, caractérisées par un modèle d’activité lisible et une structure financière saine leur permettant de verser des dividendes réguliers ;
  • une sensibilité assumée au risque de change, dans une optique de diversification.

Le fonds, enfin, s’est prescrit de ne pas investir dans des valeurs financières, compte tenu de l’opacité des bilans bancaires et de l’interconnexion des institutions financières européennes dans un contexte où la situation des banques demeure fragile.

Un portefeuille cohérent privilégiant les entreprises industrielles tournées vers l’export.

FDC Brexit a été lancé à la fin de l’année 2016. A la fin du mois d’avril, le fonds est intégralement investi.

Le Royaume-Uni représente le premier poste d’investissements. La baisse de la livre sterling (-13% contre le dollar américain et -11% contre l’euro depuis le 23 juin 2016) aide le Royaume-Uni à résorber son déficit commercial et favorise le rééquilibrage de la croissance vers l’industrie au détriment des activités financières et immobilières. Les entreprises britanniques vont enregistrer une amélioration mécanique de leur compétitivité – prix ; leur attractivité pour les investisseurs internationaux devrait s’en trouver renforcée. Ainsi, la croissance des bénéfices par action des entreprises de l’indice anglais FTSE 100, attendue à +15,4% pour 2017, devrait être une des plus élevée d’Europe, derrière l’Espagne à +19%. D’autre part, la baisse de la livre sterling offre des points d’entrée aux investisseurs internationaux (fonds de pension, fonds de private equity, industriels) pour acquérir des entreprises à des prix dévalués. Sur ce point, les chiffres sont éloquents : le montant cumulé des fusions-acquisitions a progressé de 50% au Royaume-Uni depuis le début de l’année, passant de 50,6 Mds $ à 75,6 Mds $. FDC Brexit en a profité, l’équipementier pétrolier Amec Foster Wheeler ayant reçu une offre de rachat de son concurrent John Wood Plc.

Dans ce contexte, nos investissements ciblent naturellement des sociétés exportatrices dans l’agro-alimentaire (Imperial Brands, Diageo), la Santé (Shire Plc), les Télécoms (Inmarsat), les Ressources de base (Rio Tinto) ou l’Industrie. Au sein de ce secteur, l’allocation privilégie les valeurs de défense (BAE Systems, Coham, Qinetiq, Smiths Group, Ultra Electronics), qui devraient bénéficier de la hausse des budgets étatiques, estimée à 2% du PIB d’ici 2020. Des entreprises de taille plus modeste, disposant d’un réel savoir-faire dans un métier de niche (comme l’équipementier automobile GKN ou le fabricant de matériaux composites Morgan Advanced Materials) participent également de cette stratégie.

En Suisse (25,4% du fonds), nous avons sélectionné des sociétés dont le principal facteur de différenciation est l’innovation et la spécialisation, que ce soit dans le luxe (Richemont, Swatch), dans la pharmacie (Novartis et Roche), dans les équipements médicaux (Sonova, fabricant de prothèses auditives), dans les fertilisants (Syngenta qui fait l’objet d’une offre de rachat de l’acteur chinois ChemChina) ou l’industrie (ABB).

La même philosophie gouverne nos choix d’investissement en Scandinavie (19,4% du fonds) que ce soit dans l’industrie (SAAB, l’équipementier suédois dans la défense ; le spécialiste des roulements à bille suédois SKF), la technologie avec l’équipementier télécoms Ericsson.

Un profil d’investissement robuste.

Les sociétés sélectionnées sont des sociétés exportatrices, largement exposées au commerce mondial. En agrégé, seul 16% de leur chiffre d’affaires est réalisé au sein de la zone euro, la limite étant fixée pour chaque société à 20%.

FDC Brexit présente une allocation sectorielle privilégiant les secteurs industriels et technologiques. Le fonds s’interdit d’investir dans les valeurs financières (banques, assurances, sociétés d’investissement, etc.). Ces sociétés demeurent en effet affectées par les suites de la crise financière et seront plus directement pénalisées par le Brexit, même si la capacité d’adaptation de la City est proverbiale.

Les sociétés sélectionnées génèrent d’amples flux de trésorerie en croissance estimée de +18% par rapport à 2016, ce qui leur permettra de :

  • financer leur plan de développement interne ou externe (la croissance agrégée du Chiffre d’affaires pour 2017 est estimée à +7,9%) ;
  • rémunérer les actionnaires via le versement de dividendes (taux de rendement du dividende 2017 attendu à 3%) et des plans de rachat d’actions,
  • rembourser une dette, qui reste cependant assez limitée, le ratio de Dette Nette / EBITDA étant estimé à 0,78x pour l’année 2017.

Enfin les sociétés du fonds FDC Brexit se traitent sur des niveaux de valorisation attractifs eu égard à la croissance du chiffre d’affaires et des bénéfices attendus pour 2017 (respectivement +7,8% et +14,2%) : le Price Earning Ratio de FDC Brexit estimé pour 2017 est de 14x.

Ce n’est pas la première fois dans son histoire que l’Angleterre décide de « prendre le large ». La sortie du Système monétaire européen en 1992 avait donné lieu aux mêmes prévisions alarmantes. Dans les 20 ans qui ont suivi, Londres est devenue une « ville-monde », attirant les hommes et les capitaux, et l’économie britannique a pris de l’avance sur les autres économies européennes. La gestion pragmatique de la crise financière par les autorités britanniques a accentué cet écart : à la différence des autorités de la Zone euro, qui se sont fourvoyées dans des politiques déflationnistes comme dans les années 1930, l’Angleterre a donné la priorité au sauvetage de ses intérêts et de sa population.

Le lancement de FDC Brexit repose ainsi en grande partie sur les fondements de « l’exceptionnalisme britannique » :

  • une cohésion des classes sociales qui remonte à l’ère préindustrielle : contrairement à la France, la révolution industrielle anglaise a été soutenue par l’aristocratie terrienne et les couches nouvelles, tandis que les réformes électorales intégraient des franges croissantes de la population. La primauté des droits du Parlement, l’alliance de la gentry et du peuple contre le pouvoir central (qu’il s’agisse de la monarchie absolue ou de la technostructure bruxelloise) constitue le fil conducteur de l’histoire de l’Angleterre ;
  • l’ouverture de l’Angleterre à la globalisation économique et financière : « île commerçante », l’Angleterre est un « hub » naturel entre les Etats-Unis, l’Europe continentale et l’Asie. La combinaison d’un système de changes flottants et d’une politique économique libérale devrait continuer de profiter aux entreprises ;
  • la relation dialectique entre la City, la Banque d’Angleterre et le Trésor britannique : au travers des accidents de l’histoire, le Trésor, la Banque d’Angleterre et la City ont toujours agi de concert pour s’adapter de façon pragmatique aux nouvelles conditions de l’environnement. La décision de sortie de l’Union européenne devrait ainsi avoir peu d’incidence sur le développement de l’économie britannique.

Alexis Charveriat , 1er juin

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