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Crédit alternatif : une classe d’actifs à considérer

Une étude menée par Towers Watson révèle que le crédit alternatif devrait prendre une place plus importante au sein des portefeuilles des investisseurs institutionnels pour réduire leur dépendance à l’égard de la prime de risque actions et améliorer leurs rendements.

Une étude menée par Towers Watson révèle que le crédit alternatif devrait prendre une place plus importante au sein des portefeuilles des investisseurs institutionnels pour réduire leur dépendance à l’égard de la prime de risque actions et améliorer leurs rendements.

Cette étude dénommée Alternative credit : Credit for the modern investor, indique que les investissements en crédits alternatifs ont été largement sous utilisés ces dernières années, à la fois en termes d’allocations d’actifs et de mise en oeuvre alors qu’ils pourraient renforcer la solidité et l’efficacité des stratégies d’investissement de nombreux portefeuilles.

Pierre Wendling, Consultant senior Investissement, Retraite et Avantages sociaux chez Towers Watson en France, observe : "Historiquement, les investisseurs sont exposés au crédit alternatif par le biais de hedge funds ou de petites allocations hors indice au sein de leurs mandats obligataires classiques. De nouveaux acteurs spécialisés dans les stratégies et les investissements en crédits alternatifs ont récemment fait leur apparition, ce qui devrait progressivement démocratiser cette classe d’actifs. Ce processus risque cependant de prendre du temps car cette catégorie d’actifs demeure largement sous investie et mal comprise par la majorité des investisseurs institutionnels."

Towers Watson définit simplement le crédit alternatif par exclusion en rassemblant sous cette catégorie tout ce qui n’est pas obligations traditionnelles d’états ou d’entreprises de type "investment grade". Cela inclut donc pour les investissements liquides : le High Yield, les prêts bancaires, le crédit structuré et les titres de créance des marchés émergents. Le crédit alternatif illiquide regroupera quant à lui les prêts directs, le Distressed Debt et le financement spécialisé. Depuis 2010, Towers Watson a mené 300 analyses sur des investissements en crédits alternatifs portant sur un montant total de 21 milliards de dollars US.

Pierre Wendling précise : "Malgré la tendance générale des investisseurs à laisser de côté le crédit alternatif, certains de nos clients ont su identifier le rôle clé que celui-ci peut jouer dans leur stratégie d’allocation d’actifs et les bénéfices à tirer de sa gestion active. En dépit de cela, l’investissement en crédits alternatifs des acteurs institutionnels est toujours une goutte d’eau dans l’océan que représente les 40 000 milliards de dollars US investis en produits de taux."

Pour Towers Watson, le financement d’une allocation en crédit alternatif peut se faire aux dépens des investissements en actions, en produits de taux classiques ou d’un mixte des deux.

Le financement à partir des produits de taux classiques a le mérite de réduire l’exposition à des classes d’actifs (crédit "investment grade" notamment) dont l’asymétrie de rendements est peu attrayante. La réduction de l’allocation en actions pour investir en crédits alternatifs permet quant à elle de rééquilibrer les portefeuilles en réduisant leur dépendance à l’égard de la prime de risque sur actions. Cette dernière source de financement a été à plusieurs reprises la plus évidente l’an dernier étant donné le poids que font peser les valorisations élevées des actions et les prévisions de croissance des bénéfices et des marges sur les perspectives futures de rendement ajusté du risque.

Pierre Wendling précise : "Qu’ils soient financés par une réduction des allocations aux actions ou aux produits de taux, les investissements en crédits alternatifs sont une source importante de diversification et de rendement supplémentaire. Ils sont particulièrement attractifs pour se prémunir contre une chute brutale des valorisations aujourd’hui élevées de beaucoup de produits de taux traditionnels."

Next Finance , Octobre 2015

Voir en ligne : Credit for the modern investor

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