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Après 9 hausses consécutives l’indice global des prix industriels laitiers perd 7.3 % en Nouvelle Zélande

En Nouvelle Zélande, 1er exportateur mondial de produits laitiers, les prix atteignaient des records suivant la tendance dictée par 9 enchères consécutives de hausse à Fonterra. Pour la première fois en 4 mois et demi, les acheteurs industriels ne s’alignent plus sur les marchés et les prix accusent un repli.

« Les dernières enchères de Fonterra ont mis fin à 9 sessions consécutives de hausse après une augmentation globale de + 57 % des prix des produits industriels laitiers en 4 mois et demi » constate Anne-Claire Murier, consultante Agritel. « Le 1er mai l’indice global des prix perdait - 7,3% sur le Global DairyTrade, la plateforme d’enchères de produits laitiers de Fonterra, coopérative qui collecte plus de 80 % du lait national », poursuit Anne-Claire Murier. Depuis le 16 décembre 2012, les prix néo-zélandais n’avaient cessé de progresser atteignant des niveaux historiques à plus de 5 000 $/tonnes et 4 500 $/tonnes pour le beurre. « Chez Agritel, nous avons mesuré des augmentations globales de 11 % pour le beurre, 40 % pour la poudre écrémée et 67 % pour la poudre entière » détaille Anne-Claire Murier.

La sécheresse observée en Nouvelle-Zélande depuis novembre 2012 et, dans une moindre mesure en Australie, a significativement alimenté les tensions sur les marchés. Les conditions de pâture se sont fortement dégradées et ont entrainé une baisse de la collecte en fin de campagne. En mars 2013, la collecte néo-zélandaise s’affichait donc sur un niveau 16 % inférieur à mars 2012. « En Nouvelle-Zélande la production laitière est basée sur la pousse de l’herbe dans la mesure où le pâturage représente 80 à 90 % de la ration animale. La sécheresse a donc eu un impact significatif sur les marchés », explique Anne-Claire Murier, « et les regards se tournent aujourd’hui vers les autres pays exportateurs. »

En Europe la campagne 2012 a été également difficile : les conditions climatiques très humides l’année passée ont affecté la qualité de pâture, et les éleveurs ont dû faire face simultanément à une augmentation de 5 % du prix des aliments (IPAMPA) et à une baisse des prix du lait de 4 %. « Cet effet ciseau n’a pas incité les éleveurs à produire. En conséquence, la production 2013 s’affiche en baisse par rapport à l’année passée. En France, sur la première semaine d’avril, la collecte est 8 % inférieure à l’année passée et 3 % inférieure à la moyenne quinquennale ». Ce recul de la collecte a ainsi alimenté la tendance haussière des cours des produits laitiers sur les premiers mois de 2013.

Pourtant, les prix records atteints tant en Nouvelle-Zélande qu’en Europe, commencent à déstabiliser les acheteurs industriels. Lors des dernières enchères de Fonterra, le rationnement de la demande se faisait sentir, d’autant que les conditions climatiques s’améliorent progressivement. Les prix de la poudre et du beurre se sont repliés en Nouvelle-Zélande et le mouvement s’est rapidement répercuté sur les prix européens. « La demande en produits laitiers industriels se rationne au vu des prix atteints ce qui provoque un instant de flottement sur les marchés. Les acheteurs, couverts à court terme, préfèrent patienter pour accentuer leur approvisionnement. Si ce constat perdure, la tendance haussière des prix industriels laitiers sera rapidement remise en cause. » analyse Anne-Claire Murier.

Next Finance , Mai 2013

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